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CARNAGE

(THE BURNING)

 

GENRE : Les sécateurs de la vengeance

REALISATEUR : Tony Maylam

ANNEE : 1981

PAYS : USA/Canada

BUDGET : 1 500 000 $

ACTEURS PRINCIPAUX : Brian Matthews, Leah Ayres, Brian Becker...

 

RESUME : Dans un camp de vacances, des adolescents jouent un très mauvais tour au gardien du centre. La "farce" prend une tournure dramatique au point que l'homme finit à l'hôpital, gravement brûlé... Cinq ans plus tard, il revient sur les lieux pour aiguiser sa vengeance.

 

MON HUMBLE AVIS

The Burning est un film remarquable à plusieurs titres, ne serait-ce que parce qu’il surfe allégrement sur la vague Vendredi 13, sorti l’année précédente. Le film est calqué sur le slasher de Sean S. Cunningham où des jeunes dans un camp de vacances se font trucider par un vengeur à l’arme blanche.

Mais, The Burning renferme d’autres pépites. C’est d’abord une des premières productions des frères Weinstein, y compris pour le scénario. On y retrouve les effets (très sanglants) de Tom Savini, déjà responsable de ceux de Vendredi 13, et au montage ce bon vieux Jack Sholder, futur réalisateur de La revanche de Freddy ou encore Hidden. Côté casting, pas de réelles têtes d’affiches si ce n’est Jason Alexander qui officiera par la suite dans un nombre incalculable de séries, et surtout le film marque les débuts derrière la caméra d’Holly Hunter (La leçon de piano). On retrouve donc tout ce beau monde au service d’un petit slasher qui vaudra plus pour ses meurtres ultra-gores que pour son scénario assez linéaire.

Le début du film est vraiment excellent avec la blague potache d’ados boutonneux qui tourne mal. Cropsy (Lou David) se retrouve aux urgences complètement brûlé et défiguré. Seul le bras du malheureux apparaîtra à l’hôpital entre deux médecins dans une scène qui m’a rappelé le très bon Retour des morts-vivants. A sa sortie, 5 ans plus tard, Cropsy, dont on ne voit toujours pas le visage, semble perdu et déambule dans les rues. Fort heureusement (sans trop savoir pourquoi d’ailleurs), il va finir par assassiner une prostituée à l’aide de ciseaux, les mains gantées de noir comme dans un giallo. Ce sera finalement la seule allusion à ce genre, la suite étant vraiment un slasher, lorsque Cropsy se décide à retourner dans le camp de vacances.

Pourtant, il faudra attendre un bon moment pour que le tueur agisse. Et, pour combler le vide, se taper les jeux et les bêtises d’une bande ados très têtes-à-claques. IL n’y aura que l’ombre de Cropsy et une caméra subjective qui nous signaleront sa présence. Le réalisateur jouera sur cette peur pour tromper le spectateur sur l’identité des personnages à l’écran. En revanche, quand le boogeyman à la peau flétrie met à dessein sa vengeance, les coups de la cisaille qu’il transporte avec lui feront très mal. Des doigts et des membres tranchés, des lames brillant à la lumière de la lune s’enfonçant dans les gorges pré pubères. Tout y passe jusqu’à un massacre sur un radeau de fortune particulièrement sanglant et mémorable. A cette époque-là, on pouvait encore montrer des jeunes, voire des très jeunes se faire tuer, même si le film fut interdit aux moins de 16 ans en France à sa sortie. Du gore à l’ancienne efficace et sans CGI signé Tom Savini.

Le final s’avère du même tonneau avec l’affrontement entre Cropsy et un ancien adolescent ayant participé aux événements antérieurs. Un combat à la hache pour l’un et au lance-flamme pour l’autre pour un final qui révélera le visage et l’état général du tueur. The burning est donc un classique du genre un peu oublié en comparaison de Vendredi 13 à la violence frontale (comme la nudité) au rythme altéré par un scénario trop simpliste.

 

NOTE : 4 /6

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Commentaires : 8
  • #1

    Rigs Mordo (vendredi, 14 novembre 2014 19:33)

    L'un de mes slasher préféré! Je te rejoins sur le fait que ça prenne un peu de temps pour se lancer mais je ne sais pas... Je trouve que le "ventre mou" est moins chiant ici que dans d'autres slashers, car les ados sont crédibles (ils font vraiment ados, pas comme dans certains Vendredi 13 où ils ont trente ans) et jouent plutôt bien. Le massacre du radeau est en effet mémorable, même si je regrette que Cropsy élimine la moitié du cast d'un coup. Le bodycount est élevé mais c'est grâce à cette scène, sans cela il n'y a pas énormément de scènes de meurtres et c'est dommage. Mais je chipote, j'adore le tueur, le final au lance-flamme, les effets, la zik qui est un peu nullarde mais fait son effet,... Son trailer américain est aussi génial avec son "Again! And Again ! AND AGAIN !".

  • #2

    laseancearoggy (vendredi, 14 novembre 2014 19:36)

    Pas vu le trailer américain, mais finalement on ne connaît pas bien ce film (moi en tout cas) qui est, comme tu le dis, bien mieux que certains "Vendredi 13".

  • #3

    Rigs Mordo (vendredi, 14 novembre 2014 19:47)

    Le voici pour ceux que ça intéresse: https://www.youtube.com/watch?v=lbBCP7VKM-E

  • #4

    laseancearoggy (vendredi, 14 novembre 2014 19:54)

    Excellent effectivement !

  • #5

    ingloriuscritik (samedi, 15 novembre 2014 11:46)

    je suis content que tu ais chroniqué ce burning ,en plus avec ton sens de l'analyse et ton travail d'investigation. j'ai vu ce film je pense en 82 ou 83 , en vhs , et je garde en tête la phrase post générique de fin de mon pote de visionnage " et ben dis donc , ca c'est un dur a cuire" : tout était dit et aujourd'hui en plus tu l'a ressuscité ! je vais du coup me le mater une autre fois....

  • #6

    laseancearoggy (samedi, 15 novembre 2014 13:17)

    Comme Jésus, je ressuscite les films en VHS ! J'avoue que je ne connaissais pas ce film à l'inverse, comme tout le monde, de "Vendredi 13" . Merci de ton passage et de ton commentaire sympathique.

  • #7

    alice in oliver (jeudi, 20 novembre 2014 17:18)

    Un slasher de référence, curieusement méconnu chez nous !

  • #8

    laseancearoggy (vendredi, 21 novembre 2014 00:35)

    Tu as bien raison, d'ailleurs pour moi aussi il m'était inconnu avant mon visionnage. Et, je n'ai pas été déçu du voyage !