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CELL PHONE

 

GENRE : Le téléphone pleur

REALISATEUR : Tod Williams

ANNEE : 2013

PAYS : USA

BUDGET : ?

ACTEURS PRINCIPAUX : John Cusack, Samuel L. Jackson, Isabelle Furhman...

 

RESUME : Clay Riddell, dessinateur de bandes-dessinées, est témoin d’une scène de carnage à l’aéroport de Boston : tous ceux qui se servent de leur téléphone portable se transforment instantanément en zombies sanguinaires. Il rejoint alors un groupe de survivants et part, avec Tom McCourt, à la recherche du signal à l’origine de ce chaos.

 

MON HUMBLE AVIS

Si les ondes émises par les téléphones portables nous poussaient à la folie furieuse, nous serions tous en train de nous entre-tuer comme dans Les Marseillais à Audincourt ou Les Ch'tis à Honolulu partis chercher du Nutella au supermarché. C’est sur ce postulat que Stephen King a sorti son roman Cell (Cellulaire en VF) en 2006 dénonçant les effets néfastes des mobiles sur une population devenue accro. Au vu du succès du livre, une adaptation cinématographique fut mise en chantier avec deux têtes de gondole encore potables. Sauf que le film, mis en boîte en 2013, ne sortit réellement qu’en 2016. Trois années a erré dans les limbes des rayonnages où s’entassent les films maudits.

Rester encalminé sur une étagère à Hollywood n’est jamais bon signe et à la vision de Cell (Cell phone chez nous), le résultat n’est vraiment pas jojo, tout juste regardable sans réelle saveur tel un plat de haricots cuits à l'eau. Pourtant, Maître King a cautionné l'entreprise en participant au scénario jusqu'à innover et modifier la fin de l'histoire. Rien n'y fait, malgré une première séquence (presque) spectaculaire dans un aéroport où la contamination liée aux téléphones portables se propage à grande vitesse sous les yeux de Clay Riddell (John Passe partout Cusack). Un homme ordinaire qui va rapidement s’accoquiner avec un chauffeur de métro Tom McCourt (Samuel L. Le Big Mac Jackson) afin de s'échapper de ce bordel.

Si les deux acteurs font le job (La bonhomie légendaire de Jackson contrastant avec le sieur Cusack qui possède le même symptôme que Nicolas Cage à l'écran, avoir toujours l'air de se demander ce qu'il fout là), la mise en scène de Tod Williams, auteur de Paranormal Activity 2, est aux abonnés absents. Il pratique le minimum syndical et se contente de filmer des rues dévastées et parcourues par des hordes d'infectés, essayant de nous faire passer son budget pour une bonne grosse lanterne. Mais l'illusion ne tient pas longtemps car les effets spéciaux sont du niveau d’un téléfilm diffusé sur la TNT. Même les figurants s'avèrent peu crédibles, voire ridicules dans leur tentative de jouer les méchants de service. Certains auraient pu participer à Creepies de Jeff Leroy...

Quoiqu'en pense Stephen King, le scénario n'est pas très folichon et enfile les perles de son histoire en suivant un petit groupe dans un environnement en plein chaos très proche d'un épisode de Walking dead. La référence aux zombies se fait ainsi sentir puisque nos malheureux « phoneurs », « téléphoneurs » chez les francophones, se déplacent en courant la bave aux lèvres à l'image des zomblards de la saga des 28 jours plus tard. Cell phone ressemble donc à une sorte de film hybride à l'image des créatures muant très rapidement jusqu’à devenir des récepteurs d'ondes. Pratique pour capter les programmes télés étrangers, mais ces antennes sur pattes sont particulièrement véners dès qu’elles aperçoivent un humain pas encore connecté. Heureusement, la nuit les plongent dans un profond sommeil.

Cell phone peine donc à convaincre sur la durée malgré la réactivité des héros pour comprendre d'où provient la source du mal et que les créatures sont toutes reliées entre elles. Notamment à un jeune homme au sweat à capuche rouge avec une gueule de diable aux dents pourris. C'est visiblement le chef de la communauté des dingos apparaissant dans les rêves des héros, y compris ceux de Clay qui, en tant que dessinateur a justement croqué ce personnage et affiché sa tête dans son appartement. Une drôle de coïncidence jamais explicitée, à l’instar de l’origine de ce dérèglement et des objectifs des créatures, le scénario se contentant de suivre nos héros de série B (et presque Z pour Cusack) dans leurs différentes rencontres où on reconnaît Isabelle Furhman (elle a bien grandi depuis Esther), ou encore la bonne bouille de Stacy Mike Hammer Keach.

Dénué de toute empathie, Cell phone aligne quelques séquences d'attaques pas vraiment violentes où on retiendra surtout la scène du terrain de foot recouvert d'essence afin de brûler des centaines d'infectés. C'est bien peu pour un projet sur le papier ambitieux mais au résultat cheap et télévisuel dans son aspect, aux frontières du grotesque par instants (dans le climax, les infectés tournent en rond la bouche ouverte autour d’une antenne de réception géante dans une iconographie similaire aux processions à la Mecque...), ne parvenant jamais à transcender son sujet pour lui donner un souffle quelconque. On comprend aussi mieux pourquoi le film ne sortit que trois après sa production, la plupart du temps en VOD et aux Etats-Unis dans quelques salles où il rapporta 700 000 $...

 

2,5/6

 

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Commentaires: 2
  • #1

    Alice In Oliver (vendredi, 02 février 2018 11:28)

    Curieux que ce DTV à priori sans saveur ait pu attirer un tel casting... Mais faut bien bouffer à la fin du mois

  • #2

    Roggy (vendredi, 02 février 2018 20:12)

    Un casting qui se dévalorise de plus en plus...