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CHASUKEY'S JOURNEY


GENRE : Paradis comique

REALISATEUR : Hiroyuki Tanaka (Sabu)

ANNEE : 2015

PAYS : Japon

BUDGET : ?

ACTEURS PRINCIPAUX : Kenichi Matsuyama, Ito Ono, Ren Osugi...


RESUME : Chasuke n’a qu’une vie de subalterne au Paradis, où sa fonction se limite à servir le thé aux anges. L’un d’eux lui apprend que Yuki, une jeune fille dont il s’est épris en suivant ses aventures de là-haut, va succomber dans un accident de voiture. Il décide de redescendre sur Terre pour secourir Yuki.


MON HUMBLE AVIS

Le réalisateur s'est fait connaître du grand public avec son multi récompensé Miss Zombie. Il adapte ici un de ses propres romans pour un film aux antipodes de son précédent. Sabu dépeint un monde où les humains sont manipulés par des scénaristes au Paradis lorsque Chasuke atterrit sur Terre à l'image d'un Terminator (mais habillé), comme une relecture asiatique Des ailes du désir.

Malgré ses ambitions philosophiques, Chasukey's journey n'est pas un film très subtil. Dans ses meilleurs moments, le métrage réussit à nous faire rire dans les flashback refaisant la biographie non-sensique et débridée des personnages en utilisant des filtres de couleur, et parfois à nous ravir visuellement grâce à des séquences poétiques. En revanche, il nous perd lorsqu'il se transforme en bluette emplie de bons sentiments. Chasukey revêt des fausses ailes d'anges pour guérir les humains à l'image d'un Jésus nippon qui vomirait après chaque intervention. Thaumaturge, il est capable de multiplier les bourre pifs ou d'envoyer ad patres ses adversaires. Sans parler des scènes de combat illisibles et de certaines séquences où la caméra se prend pour un arroseur électrique.

Malgré quelques séquences comiques, le film est empreint d'un humour typiquement japonais de plateaux télés à la Kitano (ici producteur), noyé dans un océan de mièvrerie sirupeuse et d'un panthéisme ambiant très dépassé. Certes, tout n'est pas à jeter dans ce film qui pourrait se voir comme une critique de l'influence des médias et des réseaux sociaux. Mais, à trop vouloir jouer sur tous les tableaux entre la comédie, l'histoire d'amour et le fantastique, le film a du mal à se positionner, clairement perclus de défauts agaçant. Comme la dernière demie-heure qui n'en finit pas de finir. Un bon résumé de ce Chasukey's journey, aux contours intéressants mais bourré de clichés et d'un déterminisme par moment enfantin.


Note : 3 / 6


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