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CARNE DE TU CARNE


GENRE : Mange ta famille

REALISATEUR :Carlos Mayolo

ANNEE : 1983

PAYS : Colombie

BUDGET : ?

ACTEURS PRINCIPAUX : Adriana Herran, David Guerrero, Santiago Garcia...


RESUME : 1956. En pleine dictature colombienne, une famille se réunit à l’occasion d’une veillée funèbre. Mais des explosions dans la ville vont obliger les membres du clan à s’éparpiller dans les décombres et à vivre des aventures différentes.


MON HUMBLE AVIS

Comme il est mentionné sur la 1ère image, le réalisateur Carlos Mayolo (également scénariste) veut rendre un hommage à Roger Corman et Roman Polanski avec son Carne de tu carne. Des intentions louables qu’on entrevoit avec parcimonie dans ce film colombien assez étrange aux influences finalement diverses. Parce qu’il faudra que le spectateur s’accroche et accepte une première moitié de film très lente (après le décès de la grand-mère) où l’action va se résumer à de longues palabres entre les membres de la famille sur les réminiscences de son passé et à des séances de vieux films familiaux. Entre temps, on aura bien eu une explosion de tête d’un dindon vivant par un gars qui lui aura fourré son fusil dans le bec (gratuit et sans effet spécial comme dans un film de cannibale italien ! ).

Et puis, tout à coup la maison familiale explose, la grand-mère réapparaît dans un coin et la famille déménage à la campagne. C’est à partir de là que les événements bizarres s’enchaînent à un rythme certes lent mais crescendo. Si le film semblait s’en tenir à un drame où les histoires du clan familial ne sont pas toujours bonnes à dire, Carne de tu carne prend les chemins du fantastique. Aux abords d’une nature luxuriante, les apparitions de personnages fantomatiques rythment alors la vie de la communauté. Mais les changements les plus étonnants concernent les deux pré-ados qui, au départ se bécotent gentiment. Une relation incestueuse se noue progressivement lorsque la très jeune fille cherche à avoir des relations sexuelles avec son jeune compagnon. Comme possédée, elle entraîne son amant à commettre le péché de chair sous les yeux des revenants (et de la grand-mère !) venus assister au spectacle. Le ton devient ainsi plus transgressif, d’autant que les deux tourtereaux commettent des exactions, volent des enfants en bas âge. Leurs jeux innocents du début laissent la place à une violence latente. La jeune fille n’hésite pas à tuer et à se goûter le sang de sa victime. Les deux enfants sont désormais passés dans une autre réalité. Même leur apparence s’est transformée comme s’ils devenaient des zombies.

Au final, Carne de tu carne est un film assez particulier (à la limite de l’ennui par moment), entre naturalisme et fantastique local, naviguant entre plusieurs genres. On est presque plus dans Carnival of souls que chez Corman ou Polanski comme énoncé dès le départ.


Note : 3-/ 6

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