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LE COMPLEXE DE FRANKENSTEIN


GENRE : Effets magiques

REALISATEUR : Alexandre Poncet et Gilles Penso

ANNEE : 2015

PAYS : France

BUDGET : ?

ACTEURS PRINCIPAUX : Guillermo Del Toro, Rick Baker, Phil Tippett...


MON HUMBLE AVIS

Après un premier essai réussi sur un des maîtres et précurseurs des effets spéciaux (Ray Harryhausen, le titan des effets spéciaux), Alexandre Poncet et Gilles Penso remettent le couvert avec un documentaire sur les concepteurs d'effets spéciaux à l'ancienne comme Rick Baker ou Phil Tippett. Pour se faire, ils ont interroger une dizaine de spécialiste anciens et plus jeunes.

Très attendu par les amoureux du genre, Le Complexe de Frankenstein ne déçoit pas. Construit autour d'interviews des plus grands acteurs des effets spéciaux organiques et pas numériques, le film est un plaidoyer pour un cinéma aujourd'hui un peu dépassé. Il montre surtout la passion de ces artisans pour la conception de créatures. Comme ils le disent tous, pour eux c'est un mode de vie.

Au fil des conversations, les différents artistes remontent le temps des effets visuels. De Willis O'Brien à Ray Harryhausen en passant par Stan Winston, l'histoire de l'origine à l'évolution des techniques est racontée simplement et avec brio. Le film s'enchaîne sans temps morts alternant les dialogues entre un Phil Tippet semblant désespéré par la fin de son art, un Tom Woodruff Jr goguenard ou un Guillermo del Toro croyant en l'avenir des effets spéciaux. Ce qui ressort surtout du documentaire c'est l'amour du cinéma lors de la conception de ces créatures merveilleuses. Tous le répètent, il faut envisager le monstre comme un personnage et non l'insérer dans un film comme un décors.

Les réalisateurs parviennent à mettre en confiance tous ces magiciens, à tel point qu'ils se lâchent et racontent leur métier, et leur vie, sur un ton enjoué provoquant les rires. Notamment lorsqu'ils racontent des anecdotes de tournage ou cet échange savoureux entre Joe Dante et John Landis au sujet de Hurlments et Le loup-garou de Londres. Le document est alors passionnant parce qu'il met en lumière des gens passés d'un statut de star à celui de disparus des radars.

Empreint de nostalgie, Le Complexe de Frankenstein dresse un constat assez triste sur la disparition de la plupart de ces techniques mécaniques au profit de CGI certes de plus en plus beaux. Sans angélisme, le film fait le portrait de la situation actuelle sans omettre que l'avenir passe par une fusion de toutes ces techniques (mécaniques et numériques) pour que le cinéma fantastique ne perde pas sa magie générée par des films comme The Thing ou Alien ont contribué à créer. Seul petit bémol, j'aurai aimé voir plus d'extraits de films pour illustrer les propos, mais le film aurait duré 2 heures de plus !


Note : 5 /6

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