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DEATHGASM


GENRE : Metal Hurlant

REALISATEUR : Jason Lei Howden

ANNEE : 2015

PAYS : Nouvelle-Zélande

BUDGET : ?

ACTEURS PRINCIPAUX : Milo Cawthorne, James Blake, Kimberley Crossman...


RESUME : Une bande de hardeux réveille un démon en jouant la partition de trop. À eux de gérer le chaos ambiant et d'inverser le maléfice.


MON HUMBLE AVIS

Le métal et l'horreur vont de pair dans le cinéma. Jason Lei Howden, expert en effets spéciaux chez Weta notamment pour The Hobbit, n'y va pas avec le dos de la guitare électrique pour défoncer des humains transformés en démons avec la hargne d'un riff bruyant et l'amour d'une musique qu'il cherche à mettre en avant.

Deathgasm est avant tout un film de potes à la bonne humeur contagieuse qui suinte d'une déférence à l'horreur et au death metal. Le film est très drôle dès son entame quand on suit Brodie, qui a le métal dans la peau, dans sa nouvelle vie chez son oncle et dans son école. Entre brimades et séduction, il s'accoquine avec un vrai métalleux du coin Zakk. Un duo bientôt rejoint par les deux geeks pratiquant les jeux de rôles pendant les pauses. Ce n'est pas pour rien que ces deux cultures se rejoignent car elles proviennent du même imaginaire et font preuve du même rejet.

La qualité de Deathgasm est rendre un hommage appuyé à un univers, un art de vivre et une musique rarement mis en lumière, hormis pour se moquer. Grâce à des dialogues référentiels et des séquences hilarantes, le réalisateur parvient à créer une empathie pour ses personnages irrévérencieux mais au final attachants. La 1ère moitié installant les personnages est à ce titre très réussie en jouant sur les codes d'une culture souvent caricaturée et dénigrée à cause des valeurs défendues. Jason Lei Howden s'amuse de cette iconographie pour mieux la détourner et lui rendre un hommage appuyé au travers de morceaux de musique que les amateurs reconnaîtront sans doute.

La 2e partie se transforme alors en film gore où on déboîte du démon à coups de tronçonneuses ou de sex-toys. Comment ne pas penser à Bad Taste et Brain dead de Peter Jackson, compatriote du réalisateur. Sans atteindre la folie gore de Jackson, Deathgasm se lâche sur la bidoche et le sang lors de scènes ultra gore où la violence visuelle est toujours compensé par un humour vachard et irrésistible. Les têtes et les membres volent avec bonheur sous les ores d'une musique de death metal avec une jubilation communicative. Malgré une baisse de rythme évidente en son milieu, Deathgasm balance du lourd en terme d'action débridée et nous renvoie au plus belles heures d'un cinéma de divertissement excessif et magnifique.

A l'image d'un Shaun of the dead, les dialogues et les allusions référentielles sont pléthores et, quand il peut, le réalisateur se charge de redonner ses lettres de noblesse à la musique qu'il défend à grand coup de tronçonneuse dans le fion avec cri de ralliement à la clé. Une attention particulièrement applaudie et appréciée par la salle toute acquise à la cause du réalisateur. Au final, Deathgasm est un vrai divertissement drôle et gore qui transpire bon les années 80-90 et l'atmosphère des salles enflammées, des cheveux longs et des pentagrammes, chères aux métalleux, surtout belges qui font voler leurs cheveux gras dans les cryptes toxiques.


A ce propos, je fais un lien vers le dossier réalisé par Rigs Mordo dans sa Toxic Crypt intitulé Terreur métallique! Dossier Metal et Horreur, où Deathgasm aurait forcément sa place.


Note : 4+/ 6

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