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THE DOOR (DIE TÜR)

 

GENRE : La porte du passé

REALISATEUR : Anno Saul

ANNEE : 2009

PAYS : Allemagne

BUDGET : ?

ACTEURS PRINCIPAUX : Madds Mikkelsen, Jessica Schwarz, Heike Makatsch...

 

 

RESUME : David, un ancien peintre à succès, cherche un sens à sa vie après s'être rendu responsable de la mort de sa fille de sept ans. Cinq ans plus tard, il découvre une porte qui lui donne une seconde chance, celle de recommencer tout à zéro. Mais ce nouveau départ qui tient du miracle va se transformer en un cauchemar éveillé car dans le passé, les apparences sont trompeuses...

 

MON HUMBLE AVIS :

La 1ère scène fait immédiatement penser à Ne vous retournez pas (1973) de Nicholas Roeg avec l’histoire de cette petite fille qui se noie dans la piscine familiale. De ce drame de la vie courante, David (Madds Mikkelsen qui porte le film sur ses larges épaules) a du mal à se remettre. 5 années passent et un peu par hasard, il va découvrir en suivant un papillon, tel Alice au pays des merveilles, un tunnel et une porte qui le mèneront au moment même de la mort de sa fille. Il va donc essayer de la sauver (ce qu’il va réussir), mais il n’avait pas pensé à la confrontation avec lui-même (le David d’il y a 5 ans). Et cette rencontre va tourner au drame.

Le réalisateur brosse ici plusieurs thématiques, le voyage dans le temps, la rédemption et la perte d’un être cher. Il utilise ainsi le fantastique pour permettre à son héros de revenir en arrière et de changer le passé, comme dans le film brésilien L’homme du futur avec Wagner Moura. Comme dans ce dernier film, modifier le passé a des conséquences sur le présent et le futur. En tuant son propre double, David ne prend pas que sa place, il récupère sa fille et séduit à nouveau sa compagne. Malheureusement, tout ne va pas comme dans le meilleur des mondes. Très vite, les ennuis s’accumulent et les différences sont difficiles à assumer. On pense beaucoup à l’excellent Timecrimes de Nacho Vigalondo et ses paradoxes temporels.

The Door est donc une réussite grâce à son scénario bien écrit autour de la première scène de la noyade qui se décline en un enchaînement de péripéties qui mènent le spectateur dans les abîmes de l’intrigue. Un peu trop diront certains, car en multipliant les situations compliquées pour David, le réalisateur se perd un peu dans son enchevêtrement de réalité parallèle. Madds Mikkelsen, qui n’était pas encore connu pour son rôle dans Hannibal, donne toute la mesure de son jeu, à la fois en simple père de famille ou en tueur involontaire, en gérant son voisin psychopathe ou en empêchant son meilleur ami de découvrir son propre corps au fond du jardin (!).

Le dernier tiers du film s’accélère lorsque les habitants du quartier reviennent les uns après les autres et commencent eux aussi à se débarrasser de leur double pour prendre leur place. Ce côté du film renvoie aux différentes versions de Body Snatchers ou à Seconds de John Frankenheimer, vu récemment au PIFFF, avec ses "retournés" qui changent de visage pour accéder à une nouvelle vie. Petit bémol, on pourra quand même se demander pourquoi tout le monde revient et comment ils connaissent le passage ?

Au final, The Door est une bonne réflexion autour de la notion du retour en arrière et de la perte d’un enfant. La mise en scène, simple mais efficace, permet de créer une atmosphère anxiogène, en jouant sur des éléments fantastiques qui renforcent les relations entre des êtres déchirés (David, sa fille et sa femme).

 

NOTE : 5- / 6

 

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