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DON'T GROW UP


GENRE : Les parents sont méchants

REALISATEUR : Thierry Poiraud

ANNEE : 2015

PAYS : France/Espagne

BUDGET : ?

ACTEURS PRINCIPAUX : Fergus Riordan, Darren Evans, McKell David...


RESUME : Laissée à l'abandon par leurs surveillants qui ont mystérieusement disparus, une petite bande de délinquants juvéniles fait les 400 coups dans son centre de redressement. Mais cette drôle de situation va très vite révéler une menace inattendue : frappés par un mystérieux virus, les adultes sont enragés et attaquent tous ceux âgés de moins de 18 ans…


MON HUMBLE AVIS

Après un Goal of the dead remarqué, Thierry Poiraud, délaissé de son frère avec qui il avait réalisé le surprenant Atomik circus, revient au cinéma avec ce film fantastique flirtant avec plusieurs genres pour un résultat assez moyen.

Sans être mauvais, force est de constater que Don't grow up a bien du mal à se sortir de l'étau étriqué du film d'infectés dans lequel il s'est lui-même placé. Formellement, il n'y a pas grand chose à dire. La caméra de Thierry Poiraud est sobre et les séquences lisibles. Tout comme la photographie et les grands angles choisis pour rendre justice aux paysages à la fois désertiques ou maritimes des îles Canaries. Là où le bas blesse, c'est que le scénario ne propose pas énormément d'originalité dans son propos et sa réalisation. Le film renvoie en permanence à d'autres références cinématographiques sans apporter sa patte personnelle à l'univers présenté.

Dès le départ, les délinquants abandonnés par les surveillants dans leur centre font penser à la série Misfits ou à Wilderness de Michael J. Basset. Une entame chargée de caractériser les personnages qui tourne un peu en rond jusqu'à que ces ados rebelles, dont le héros principal (Fergus Riordan vu dans Fragile) est encore sous le coup d'un trauma enfantin, décident de faire une virée en ville. Bien mal leur en prend puisque la cité n'est plus qu'un lieu de désolation où les cadavres jonchent le sol dans un chaos apocalyptique.

La bonne idée du film est d'infecter les adultes tandis que les enfants sont épargnés. Si on ne saura jamais l'origine du mal commençant par des saignements d'oreilles, l'infection se traduit par une extrême violence irrépressible envers ceux qui ne sont pas touchés, les enfants. Une sorte de Révoltés de l'an 2000 mais inversé. Le film est plutôt une relecture de The Crazies de Romero avec en plus la distinction juvénile. Malheureusement, une fois que l'on a compris ce postulat, Don't grow up ne parvient pas à déployer des enjeux autres que la survie du groupe des six ados présentés au départ.

De la même manière, la 1ère partie n'a pas suffisamment créée d'empathie pour les enfants et de fait, leur sort nous importe peu, notamment la naissance de l'histoire d'amour qui ne provoque pas l'émotion attendue. En ville, le scénario se permet quelques embardées sanglantes et des séquences de violence tout à fait correctes, mais se perd peu à peu, à l'image des survivants errant dans le désert, à la recherche d'une porte de secours. La 2e moitié du film est à ce titre assez pauvre en rebondissements. Les seuls événements sont très prévisibles comme le fait que les enfants survivants pourchassent les adultes ou que certains éléments du groupe initial basculent vers l'âge adulte de façon impromptue.

Au final, Don't grow up se laisse regarder avec le sentiment que le cinéma français de genre a de réelles difficultés à exister. Certes, le résultat n'est pas infamant au regard du budget certainement anémique, mais le film manque d'ambitions pour trouver sa place dans un marché saturé par la kyrielle de productions du même style.


Note : 3 / 6

 

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Commentaires: 7
  • #1

    Alice In Oliver (vendredi, 01 avril 2016 17:33)

    DONC très dispensable... Je n'ai pas encore Goal of the dead du même réal... Un nouveau cru assez décevant visiblement

  • #2

    Roggy (vendredi, 01 avril 2016 18:40)

    Je n'ai pas non plus vu son précédent film mais il a meilleure réputation. En l'occurrence, Alone n'est pas un mauvais film mais on a déjà vu ce style de métrage et en mieux à mon sens.

  • #3

    princécranoir (samedi, 02 avril 2016 16:21)

    De la survie difficile du mauvais genre dans le cinéma français. Vaste question qui mériterait bien une étude approfondie. En attendant, je n'ai vu ni "Don't grow up" (mais il ne faut pas que je me presse si j'ai bien lu) ni "Goal of the dead", et je garde un souvenir lointain et pas impérissable d' "Atomik Circus". Je scrute l'horizon de nos écrans hexagonaux, mais je ne vois toujours rien venir. Et toi ?

  • #4

    Roggy (samedi, 02 avril 2016 20:51)

    "Alone" est loin d'être mauvais mais à mon sens, on a vu mieux.
    Concernant le cinéma de genre hexagonal, tu peux te perdre sur les rives étranges d'"Evolution" même si le voyage peut s'avérer quelque peu hermétique au départ. "Ni le ciel ou la terre" est aussi une proposition sympathique même si son traitement hiératique peut ennuyer certains. Quant aux "Visiteurs 3" et "le fantôme de Canterville", je ne préfère pas me prononcer :)

  • #5

    princecranoir (lundi, 04 avril 2016 13:40)

    En effet, il faut mettre le cas "ni le ciel ni la terre" à part mais on est là face à un film aux franges du fantastique. En ce qui concerne les derniers titres cités, je préfère ne pas les inclure dans le champ d'observation. Peut être à tort qui sait ?

  • #6

    Mr Vladdy (dimanche, 10 avril 2016 00:05)

    Pas top donc les retours? Il me tente bien pourtant. A l'occasion pourquoi pas ;-)

  • #7

    Roggy (dimanche, 10 avril 2016 09:56)

    J'ai peut-être été un peu sévère. Mais, si on trouve que c'est bien juste parce que c'est français, alors d'accord...