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LE SANG DE FU MANCHU

 

GENRE : Tout fu le camp

REALISATEUR : Jesus Franco

ANNEE : 1968

PAYS : USA/GB/Espagne/Allemagne

BUDGET : ?

ACTEURS PRINCIPAUX : Christopher Lee, Götz George, Richard Greene...

 

RESUME : Fu Manchu œuvre toujours pour devenir le maître du monde. Il lève une armée de jeunes femmes qui, d'un simple baiser, peuvent donner la mort. Désireux de venger la mort de son oncle, Carl Jansen part à l'assaut de la cachette de cet être diabolique.

 

MON HUMBLE AVIS

Le personnage de Fu Manchu, créée en 1912 par Sax Rohmer, a été l’objet de nombreuses adaptations cinématographiques ou sérialesques. Le personnage de ce cruel génie du mal asiatique a souvent pris les traits d’occidentaux comme Boris Karloff ou Christopher Lee dans cinq films.

A l’instar de la série de films Quatermass, j’ai toujours bien aimé ces adaptations de Fu Manchu dans les années 60 de Don Sharp et Jeremy Summers (découverts dans le merveilleux « Cinéma de quartier » de Jean-Pierre Dionnet sur Canal +). En 1968, c’est Jesus Franco qui prend le relais. Et autant le dire tout de suite, ce n’est plus la même affaire. Pourtant, Christopher Lee est toujours présent (c’est vrai qu’il fait surtout acte de présence) et on imagine bien qu’il est là pour cachetonner et payer ses factures. En effet, son rôle n’est pas très important et il apparaît à l’écran pour déclamer son texte à l’intérieur de son antre, grimé pour ressembler à un asiatique.

Le problème général du film, hormis son concept bis, est qu’il ne se passe pas grand-chose dans cette histoire où on voit les filles envoyées aux quatre coins du monde pour donner un baiser ultime à des personnes influentes. Même le grand Christopher Dracula Lee semble anémié dans ce film qui a rapidement fait le tour de la question, malgré quelques péripéties étirées pour arriver à une durée normale de métrage.

D’habitude, Jesus (ou Jess pour les anglophiles) parsème ses films d’ajouts sanglants ou à forte connotation érotique. Hors ici, étrangement, le prolifique réalisateur ibérique ne dévoile pas le corps des demoiselles accortes enchaînées avant d’être piquées par un serpent qui contaminera leurs bouches (!?!). Ce procédé de rajouts de scènes coquines avait souvent été utilisé notamment dans des productions où figuraient Christopher Lee qui n’était même pas au courant (et apparemment pas très content du résultat).

Il est donc très difficile de ne pas fermer l’œil devant ce spectacle d’aventures pseudo-exotique pauvre en action (les combats entre les serviteurs de Fu Manchu et le héros sont très limites), des dialogues malheureux et le jeu des acteurs au niveau desdits dialogues. Le même Jesus tournera The Castle of Fu Manchu avec Christopher Lee (les impôts n’ont décidément pas dû baisser) en 1969, année pathétique...

 

NOTE : 2 / 6

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Commentaires: 4
  • #1

    Rigs Mordo (vendredi, 30 mai 2014 20:36)

    Merci pour cette chronique, j'avais vu un ou deux Fu Manchu dans ma jeunesse et je comptais me pencher à nouveau sur ce génie du mal dans un futur plus ou moins proche. J'aime Jess Franco mais il faut bien avouer qu'il a fait plus de merdes que de classiques, ses derniers films sont particulièrement atroces.

  • #2

    laseancearoggy (vendredi, 30 mai 2014 21:21)

    D'accord avec toi sur le réalisateur. En revanche, je te conseille les 3 précédents qui sont très bons dans la lignée des Quatermass et des productions Hammer.

  • #3

    Princécranoir (samedi, 31 mai 2014 18:00)

    Connais pas cette version qui visiblement ne casse pas des briques au karaté. Le seul Fu Manchu qui m'a été présenté est celui de Boris Karloff. Mais c'était il y a bien longtemps.

  • #4

    laseancearoggy (dimanche, 01 juin 2014 10:59)

    La série des Fu Manchu est intéressante. En revanche, cette version ne casse pas trois pattes à un canard (laqué ?) :)