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LE SCAPHANDRIER

 

GENRE : Meurtres en apnée

REALISATEUR : Alain Vézina

ANNEE : 2015

PAYS : Canada

BUDGET : 1 000 000 CAD

ACTEURS PRINCIPAUX : Édith Côté-Demers, Alexandre Landry, Raymond Bouchard...

 

RESUME : Un bateau à la dérive est intercepté par des policiers. Il contient les corps démembrés de l'équipage. Ce fait divers sordide représente le sujet idéal pour la jeune journaliste Julie qui s'ennuie dans ce coin normalement tranquille et loin de tout. Au fil de son enquête, elle interroge un influent chasseur de trésors qui a des choses à cacher, le propriétaire frustré d'un musée, un expert de la plongée sous-marine et une vieille femme.

 

MON HUMBLE AVIS

Décidément, le cinéma canadien (et a fortiori québécois) ne cesse de surprendre, il produit régulièrement quelques séries B d'horreur intéressantes si on pense au récent Les affamés (Robin Aubert, 2017). Pour son premier long-métrage de fiction, Alain Vézina s'appuie sur le monde de la marine (il a déjà réalisé deux documentaires sur des histoires de naufrage) et sur les films d'horreur, en particulier les slasher avec un scaphandrier revenu d'entre les morts et adepte du dépeçage en règle.

Et le réalisateur de s'inspirer d'un pan du cinéma de trouille des années 80 à l'image de la première séquence où des policiers découvrent un bateau à la dérive dans lequel ils font face à un massacre avec des corps dépecés à la clé. Malgré cette entame horrifique, le film va prendre son temps pour déployer une intrigue autour de l'enquête de la journaliste Julie (Édith Côté-Demers) afin d'en savoir plus sur l'origine du bateau et de son équipage. De longues scènes chez un certain Raymond Sauvageau (Raymond Bouchard) qui semble cacher des secrets en plus de vieilles reliques récupérées au fond des épaves, et dans un musée où Julie rencontre Alexandre (Alexandre Landry) avec lequel elle partage ses indices.

Si le film a commencé comme une série B à l'ancienne, la suite s'apparente à un téléfilm vaguement policier avec des dialogues récités avec plus ou moins de bonheur dans un scénario prenant ses quartiers d'été, tranquille quoi, seulement agrémenté de quelques meurtres bien sanglants. L'enquête est ainsi suffisamment emberlificotée et artificielle pour ne pas susciter l'intérêt du spectateur et attendre les exactions du scaphandrier plutôt inventif pour des exécutions pratiquées le plus souvent avec un harpon. Et l'équipe des effets spéciaux n'y va pas de main morte, tripes arrachées et pantelantes, membres découpés ainsi qu'un œil extirpé de son orbite sont au programme des réjouissances comme un hommage à certaines bandes des 80's. On pense au canadien Meurtres à la St-Valentin (George Mihalka, 1981) et son mineur à la hache.

Bref, une référence assumé dans un long-métrage qui se perd au sein d'un script multipliant les points de vue et des situations irréalistes même si on sent bien l'amour du réalisateur pour un genre de cinéma qu'il enseigne par ailleurs, comme il le décrit dans le making-off du film. S'il ronronne par instant, Le scaphandrier s'avère très gore lors des meurtres (quelquefois tournés en caméra subjective), jusqu'à une dernière bobine prenant un nouvel angle assez inattendu. Le bateau surgit alors de la brume et déverse un flot de morts-vivants. Quelques beaux plans et une référence au Fog de John Carpenter rehaussé aux films de George Romero. La nuit des morts-vivants n'est pas loin quand les joyeux démantibulés ouvrent les ventres d'un commando de rednecks en vadrouille.

Dans cette ultime séquence, on comprend l'origine du courroux du scaphandrier et le débarquement de zombies dans un film oscillant entre intrigue policière, slasher référentiel et horror movie sanglant. Sans atteindre les sommets du genre et avec un budget limité (1 million de dollars canadiens), les CGI pour représenter un sous-marin ou le navire arrivant au port sont très cheap, Le scaphandrier possède de bons moments notamment lors des scènes de meurtres et les plans gores, même si l'histoire est un peu longue à démarrer.

 

3,5/6

 

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Commentaires: 4
  • #1

    alice in oliver (samedi, 14 juillet 2018 12:50)

    perso je suis preneur. A priori, il s'agit d'un slasher référentiel qui, sans renouveler le genre, respecte les codes inhérents de ce registre cinématographique

  • #2

    Roggy (samedi, 14 juillet 2018 18:10)

    C'est tout à fait ça, après "Le scaphandrier" est un tout petit film.

  • #3

    Princécranoir (samedi, 14 juillet 2018 18:14)

    Avec une telle affiche qui lorgne presque sur un vieux Corman (on imagine une créature tentaculaire prête à fondre sur le scaphandrier hors-champ), ça sent déjà bon la série Bis. Mais finalement, le rapprochement avec "My bloody Valentine" refroidit nettement les envies. Pas plus tenté par ce scaphandrier.

  • #4

    Roggy (samedi, 14 juillet 2018 18:50)

    Ce n'est pas une créature tentaculaire mais la découverte de l'origine du scaphandrier sont assez originales. Le rapprochement avec "My bloody Valentine", c'est pour le côté slasher.