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STARRY EYES


GENRE : Casting d’enfer

REALISATEUR : Kevin Kolsch et Dennis Widmyer

ANNEE : 2014

PAYS : USA

BUDGET: ?

ACTEURS PRINCIPAUX : Alexandra Essoe, Amanda Fuller, Noah Segan , ...


RESUME : Sarah Walker a un petit boulot sans avenir sous le joug d’un patron qui la prend de haut, elle subit des amitiés superficielles avec des acteurs concurrents et participe à des castings qui n’aboutissent à rien. Après plusieurs auditions humiliantes face à un duo pour le moins bizarre, elle décroche le rôle principal dans leur nouveau film. Malgré le fait qu’ils lui demandent de faire des choses de plus en plus étranges, elle sera prête à tout pour réussir, aveuglée par son fantasme de célébrité.


MON HUMBLE AVIS

Il se dégage une forme de puissance désabusée de ce 2e film (après Absence en 2009) du duo de réalisateurs Kevin Kolsch et Dennis Widmyer. Starry eyes est une satire d'Hollywood et du cinéma en général. En effet, le film commence comme un petite bluette où l'héroïne chercherait à faire du cinéma, et qui bascule progressivement dans l'horreur viscérale, sanglante et maléfique.

Starry eyes est une œuvre qu'on ne voit pas venir au départ. On est dans le film social ricain indé bien shooté et, dès le 1er casting, on s'aperçoit que Sarah a un problème de comportement. Elle s'arrache les cheveux pour se rassurer parce qu'elle se sent humiliée. Le film est aussi une dénonciation de ces nombreux castings promettant du rêve aux jeunes filles mais qui sont sources au final de désillusion et de mal être. Un malaise d'autant plus palpable du fait de l'attitude des professionnels cherchant la perle rare.

Prête à tout pour réussir, Sarah devient ainsi le jouet d'une organisation étrange qui lui fera franchir les portes de l'enfer. Une ambiance particulièrement bizarre aux accents lynchéien (on peut penser à Mulloland Driveet à Twin Peaks) entourée de personnages énigmatiques et manipulateurs. Une atmosphère vénéneuse dont la finalité ne sera jamais réellement explicitée mais qui confère au film des atours à la fois malsains et attirants.

D'ailleurs, dans la 2e partie, le film se pare des oripeaux du film d'horreur plus classique lorsque Sarah (remarquable Alexandra Essoe qui porte le film sur ses épaules) commence à changer physiquement (un peu comme dans Contracted de Eric England). Son corps se dégrade lentement comme si elle pourrissait de l'intérieur et devenait un zombie. Un processus de désagrégation d'elle-même à l'image de son âme vendue à une gloire supposée qui va se transformer en horreur absolue dans des séquences de violence extrêmement explicites et ultra-gore. Une horreur frontale et brutale montrant bien sa déchéance mentale.

La fin du film est encore différente en virant de bord après des élans putrides et horrifiques. Une violence salutaire pour Sarah l'amenant à sa rédemption dans des scènes de rituels maléfiques et organiques à la beauté troublante. Des séquences magnifiques pour un film qui se fait tour à tour charmant, dérangeant et sensuel pour un personnage qu'on n'arrive pas à détester malgré la teneur de ses actes.


NOTE : 4+ / 6

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