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HORSEHEAD

 

GENRE : Fièvre

REALISATEUR : Romain Basset

ANNEE : 2014

PAYS : France

BUDGET : 600 000 €

ACTEURS PRINCIPAUX : Lilly-Fleur Pointeaux, Murray Head, Catriona MacColl...

 

RESUME : Depuis son plus jeune âge, Jessica fait régulièrement des cauchemars dont le sens lui échappe. Cette singularité l’a conduite à mener des études spécialisées en psychophysiologie du rêve et à suivre une thérapie avec Sean, son mentor, pour tenter d’en comprendre les origines. Suite au décès de sa grand-mère, Jessica doit retourner dans la maison familiale. À son arrivée, elle découvre que son aïeule défunte repose dans la chambre mitoyenne à la sienne durant la veillée mortuaire…

 

MON HUMBLE AVIS

Premier long métrage pour le jeune réalisateur français Romain Basset (Bloody current exchange), Horsehead (au départ appelé Fièvre) est un film fantastique piochant dans des influences gothiques mais aussi dans le cinéma européen.

Autant le dire tout de suite, Horsehead est un petit film fantastique fortement sympathique même s'il ne révolutionnera pas non plus le genre. Mais, tel n'est pas son but. On sent bien que Romain Basset a mis tout ce qu'il avait dans ce projet pour que son film soit réussi et tienne la route. Techniquement, la photographie est magnifique, mettant en valeur les paysages et le petit village français qui tient lieu de décors à ce presque huis-clos. Car, sûrement faute de moyens, le film va se cantonner à quelques lieux et à moins de dix personnages. Et, contrairement à beaucoup de films français de genre, les acteurs sont bons et crédibles (ils jouent tous en anglais même Philippe Nahon !). A commencer par Lilly-Fleur Pointeaux dans le rôle de Jessica, omniprésente à l'écran ou ses deux parents joués par Murray Head et Catriona MacColl (La maison près du cimetière).

Ne voulant jamais voler plus haut que son fondement, Horsehead alterne les moments de la vie réelle et les rêves où se plonge Jessica pour comprendre le lourd secret enterré dans sa famille. Une immersion entre rêve et réalité qui nous vaut certains plans très beaux, notamment lorsqu'apparaît l'homme-cheval du titre, une lance en forme de clé à la main (qui fait penser au personnage-pyramide de Silent Hill). Une ambiance étrange, mélange de films d'épouvante gothiques italo-anglais (l'église, les costumes) et rehaussée par une musique électro horrifique qui nous renvoie à certains giallos, avec la prédominance de la couleur rouge. Les maquillages de David Scherer sur les visages ou dans les scènes de torture nous rappellent aussi ces influences italiennes. Des plans sanglants qui s’inscrivent parfaitement dans l'histoire.

Même si le scénario est relativement sage et que quelques plans de paysages viennent remplir la durée règlementaire (à peine 1h25) il faut saluer ce 1er essai d'un réalisateur respirant la jovialité et l'honnêteté (comme toute son équipe), qui surnage largement au-dessus de tout ce que l'on peut aujourd’hui dans le cinéma de genre hexagonal. Un scénar maîtrisé, une mise en scène sobre et efficace, et des acteurs à la hauteur. Pas mal pour un 1er film. En espérant qu'il continue dans cette voie.

 

Note : 4 / 6

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Commentaires: 6
  • #1

    Rigs Mordo (lundi, 16 mars 2015 20:29)

    Tout cela semble super intéressant, je m'en étais déjà rendu compte lors de ton premier papier sur le film lors du festival. Faudra tenter ça!

  • #2

    laseancearoggy (lundi, 16 mars 2015 20:44)

    En général, il y a beaucoup de mauvais avis sur "Horsehead" et je les trouve assez méprisants. Ce n'est certes pas le film de l'année mais il faut reconnaître l'implication de l'équipe et de son réalisateur. J'ai d'ailleurs discuté Romain Basset lors de l'Etrange festival et il mérite vraiment de continuer à faire du ciné de genre. Et, en France, c'est vraiment une sinécure. Respect.

  • #3

    Rigs Mordo (lundi, 16 mars 2015 20:51)

    Toute façon tu m'as convaincu donc je verrai ça!

  • #4

    laseancearoggy (lundi, 16 mars 2015 20:56)

    C'est cool pour lui ! et j'espère que tu aimeras !

  • #5

    Dirty Max 666 (mardi, 17 mars 2015 09:15)

    Excellente chro Roggy, je voulais aller voir ce Horsehead en salle mais, encore une fois, le film a été très mal distribué sur l'hexagone (mais bon, on connaît la chanson). De toute façon, tu as raison de le défendre, ce style de péloche étant en voie d'extinction dans nos contrées...Et puis d'une manière générale, le fantastique a besoin de ce type d'expérience, à la singulière et remuante. D'autant plus que David Scherer est un excellent maquilleur (cf. Blackaria, Last caress) et que ça fait plaisir de retrouver la Catriona MacColl de Fulci (on est ici bien loin de sa participation à Plus belle la vie !).

  • #6

    laseancearoggy (mardi, 17 mars 2015)

    Merci beaucoup Max pour ton commentaire. Je pense qu'il n'y a dû y avoir que des sorties techniques sur la France, après avoir fait le tour des festivals. Comme tu dis, il faut le défendre même si il n'est pas parfait. C'est l'un des rares à réussir son coup, hormis les essais (pas excellents d'ailleurs) de Maury et Bustillo.