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L’HOMME QUI VOULAIT SAVOIR


GENRE: La disparue

REALISATEUR: George Sluizer

ANNEE: 1988

PAYS: Pays-Bas/France

BUDGET: 165 000 €

ACTEURS PRINCIPAUX:Gene Bervoets, Bernard-Pierre Donnadieu, Johanna ter Steege...


RESUME: Sur la route des vacances, Rex et Saskia s'arrêtent sur une aire d'autoroute. L'homme s'éloigne du véhicule pendant quelques minutes. A son retour, sa compagne a disparu. Fou de douleur, il renonce à sa vie professionnelle et sociale pour se consacrer exclusivement à la recherche de la disparue. Après trois années d'une quête infructueuse, il reçoit une étrange carte postale, dont l'auteur prétend connaître la vérité sur la disparition...


MON HUMBLE AVIS

Réalisateur néerlandais, George Sluizer, décédé le 14 septembre dernier, est surtout connu pour ce thriller que Stanley Kubrick considérait apparemment comme une œuvre très effrayante. La particularité de ce film est que George Sluizer en fera son propre remake (La Disparue en 1993) avec Jeff Bridges et Kieffer Sutherland.

L’homme qui voulait savoir se base sur un fait divers comme il peut en arriver tant avec la disparition d’une femme sur une aire d’autoroute. Une thématique déjà utilisée au cinéma notamment dans Breakdown de Johnathn Mostow en 1997. Ici, la réalisation est plus lente, faite de retours en arrière et d'une longue caractérisation des personnages. On suit ainsi Rex Hofman (Gene Bervoets) acharné pour retrouver sa fiancée qu’on retrouve même 3 ans après placardant sa photo dans les environs de Nîmes et lançant des messages à la télévision locale.

Face à lui, le kidnappeur, Raymond Lemorne, a retrouvé une vie normale avec femme et enfants. Le film suit ainsi le quotidien des deux hommes, l’un cherchant la vérité et l’autre expliquant ses méfaits grâce à un cynisme qui fait froid dans le dos. C’est Bernard-Pierre Donnadieu qui livre ici une prestation étonnante en apportant sa stature imposante et son charisme animal à ce monsieur-tout-le monde, véritable sociopathe manipulateur qui jouera avec Rex pendant des années.

Doté d’une photographie assez terne rappelant les images d’un téléfilm, L’homme qui voulait savoir est long à se développer entre les allers-retours du jour de la disparition de la jeune femme et l’explication du comportement de Raymond Lemorne en remontant dans son enfance. Le film perd un peu d’intensité jusqu'à une dernière partie plus intéressante lorsque les deux hommes se rencontrent. La dernière séquence est particulièrement réussie, à la fois glaçante et tétanisante.


NOTE : 3+/ 6

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