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HEADSHOT

 

GENRE :

REALISATEUR : Mo Brothers

ANNEE : 2016

PAYS : Indonésie

BUDGET : ?

ACTEURS PRINCIPAUX : Iko Uwais, Very Tri Yulisman, Julie Estelle...

 

Pitch : Blessé, Ismaël se réveille à l’hôpital sans aucun souvenir. Amnésique, il va être soigné par Ailine, une étudiante en médecine. Mais cette dernière est enlevée, et Ismaël fera tout pour la retrouver.

 

Retour aux affaires pour les Mo Brothers (Kimo Stamboel & Timo Tjahjanto), après leurs remarqués Macabre et Killers, avec ce film d'action pure hyper violente où les coups portés font aussi mal à l'écran que dans la salle. Une petite bombe à fragmentation pas dénuée de défauts scénaristiques mais à l'explosion de violence des plus jouissives, avec une première scène choc dans une prison qui préfigure déjà ce que sera la suite du métrage.

Headshot est bourré de gunfights sanglants et de coups de tatanes à foison avec un réalisme comme on le voyait déjà dans Ong Bak. En plus ici, on a droit à des combats d'une extrême violence à l'issue forcément sanglante. Pour en arriver là, les Mo Brothers se sont entourés d'une partie du casting de The Raid 2 de Gareth Evans, suite d'un excellent petit film de baston qui avait émoustillé la planète entière. Rebelote avec Headshot où on retrouve Iko Uwais dans le rôle d'Isamël (The Raid, Merantau) dans le rôle du gentil qui, après avoir reçu une balle dans la tête, se retrouve à l'hôpital et se réveille sans aucun souvenir.

A ses côtés, mais de l'autre côté on retrouve Very Tri Yulisman, l'homme à la batte de baseball dans The Raid, dans le rôle d'un charismatique chef d'une bande de truands. Il est, entre autre, accompagné de Julie Estelle, qui promenait déjà ses courbes longilignes dans The Raid 2 (la femme aux marteaux) et dans Macabre. Des personnalités qui, faute de sortir de l'Actors studio, apportent leur capacité hors du commun pour les arts martiaux dans ce film privilégiant l'action au détriment d'un scénario très basique. Ismaël doit retrouver celle pour qui fait battre son cœur et qui a été kidnappée par ses anciens associés.

Et c'est parti pour deux heures d'actions et de violence entrecoupés de scènes d’exposition et de dialogues ralentissant le rythme et quelquefois aux enjeux limités et à l'esthétique de comédie romantique. Malgré cela, Headshot est un pur bonheur de cinéphile déviant pour l'amateur de castagne puissance 1000. D'autant plus que la caméra fluide des Mo Brothers magnifie les chorégraphies souvent ingénieuses des combattants. A cela, il faut ajouter la violence graphique qui tâche l'écran d'un rouge sang rarement vu dans ces productions. Les têtes explosent sous les coups de poings, les membres sont cassés et retournés dans un fracas qui transpire par delà le rectangle blanc.

On est bluffé par les scènes d'action et notamment deux moments d'anthologie du film. Au début, la séquence dans le bus est un parangon de virtuosité et d'agressivité dans les assauts où tous les éléments extérieurs peuvent servir d'armes à l'image d'une douille (comme déjà la scène du taxi dans Killers). La meilleure séquence du film reste sans doute l'attaque du commissariat qui, dans sa fureur démentielle, explose tous les codes du film de baston dans son intensité et la puissance qui s'en dégage. Headshot mérite la vision pour uniquement ses deux scènes magnifiques visuellement.

Des séquences tellement fortes que la dernière scène d'action attendue semble plus faible entre Ismaël et le Boss comme dans un jeu vidéo. Un lien évident puisque le script multipliant les affrontements successifs sans vraiment se soucier de développer ses enjeux. Car, lorsqu'il le fait, le soufflet retombe assez vite. Pourtant, Headshot s'avère un uppercut dans la face, une claque de bourrinage maîtrisé et jouissive tant les frappes font mal comme si on les prenait nous même.

 

4,5/6

 

 

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