749 chroniques de films

   31 chroniques de série

Ma pin-up du mois

L'as de pique
L'as de pique
PIFFF 2019
PIFFF 2019
Soirée "Ozploitation" à la Cinémathèque
Soirée "Ozploitation" à la Cinémathèque

Ma Blogothèque cinéphilique

Suivre le site
Suivre le site

 

HOUSE OF THE END OF THE TIME

 

GENRE : La maison fantôme

REALISATEUR : Alejandro Hidalgo

ANNEE : 2013

PAYS : Venezuela

BUDGET : ?

ACTEURS PRINCIPAUX : Rosmel Bustamante, Adriana Calzadilla, Simona Chirinos...

 

RESUME : Une mère de famille, Dulce, est témoin de phénomènes surnaturels dans sa vieille demeure, où une ancienne et terrible prophétie se déchaîne. Trente ans après, Dulce, à présent une femme âgée, retourne dans la maison pour déchiffrer le mystère et la tragédie qui l’ont hantée toute sa vie.

 

MON HUMBLE AVIS

Le cinéma de genre sud-américain franchit rarement les frontières, à de rares exceptions près, comme le récent La casa muda, de Gustavo Hernandez. Du coup, on est d’autant plus intrigué devant cette petite production vénézuélienne d’Alejandro Hidalgo. Et, on comprend pourquoi ce film a été un succès dans son pays. Dulce est condamnée à 30 ans de prison pour l’assassinat de son mari perpétré dans sa maison. A sa sortie de prison, elle retourne dans la maison pour tenter d’élucider le mystère.

Si le pitch est relativement simple, le film s’avère plus compliqué qu’il n’y paraît et il faudra être un peu patient pour comprendre l’histoire et profiter d’un scénario assez malin. Il faut dire que le film est très balisé dès le départ. Dulce se réveille chez elle, blessée et découvre le cadavre de son compagnon un couteau entre les omoplates. Le film va se construire en flashback grâce aux souvenirs de Dulce et s’articule autour de phénomènes bizarres comme si quelqu’un vivait avec elle dans la maison sans qu’elle puisse le voir. Elle entend des bruits, voit la poignée de la porte bouger. Du classique qui ressemble à un film de fantômes assez banal avec jumps scares (pas trop violents) en prime.

Alors que La casa del fin de los tiempos (titre en VO) suit son cours de manière linéaire à l’image d’un sage téléfilm (la photographie sombre renforçant ce côté) nous renvoyant à The second death de Santiago Fernandez Calvete, le film bascule enfin dans sa dernière demi-heure vers une toute autre direction. Une attente qui sera donc récompensée par ce revirement à tendance science-fictionnelle qui surprend et renvoie aux meilleurs exemples du genre. On pense fortement à l’excellent Timecrimes de Nacho Vigalondo ou à la comédie fantastique brésilienne L'homme du futur.

Alejandro Hidalgo prend un plaisir certain à créer des boucles temporelles, à imbriquer et faire percuter les scènes et les personnages. Rien de révolutionnaire, mais une idée originale, bien menée pour aboutir à une conclusion toute en poésie.

Dommage que le film manque un peu de rythme en son milieu et ne s’avère réellement intéressant que sur la fin. Néanmoins, il faut saluer la qualité de l’ensemble et notamment du scénario pour ce tout petit film vénézuélien, qui devrait inspirer pas mal de nos compatriotes qui ont souvent des ambitions démesurées, des scénars mal fichus et pas assez de moyens.

 

Note : 4- / 6

Écrire commentaire

Commentaires: 0