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RED STATE

 

 

GENRE : God loves guns

REALISATEUR : Kevin Smith

ANNEE : 2011

PAYS : USA

BUDGET : 4 000 000 $

ACTEURS PRINCIPAUX : John Goodman, Michael Angarano, Melissa Leo...

 

RESUME : Trois adolescents vivant dans le Midwest répondent sur Internet à une annonce promettant des relations sexuelles. Ils sont loin de se douter qu'ils vont tomber entre les mains d'une secte d’extrémistes religieux.

 

MON HUMBLE AVIS :

Kevin Smith est un peu l'enfant terrible du cinéma américain. Réalisateur au physique de geek, anticlérical revendiqué, Smith est surtout connu pour la comédie et notamment son film Clerks, gros succès de l'année 1994. Depuis, il a enchaîné une dizaine de métrages sans rencontrer le succès. Hors des circuits traditionnels, il profite de ce petit budget pour continuer à dénoncer les exactions des religieux de tout bord, en l'occurrence, une bande de barjots avec à sa tête un gourou qui représente le mal incarné.

Le film est divisé en deux parties. Dans la première, Smith utilise les codes du film d'horreur (le sexe considéré comme le mal, le torture-porn...) pour mettre en avant la folie des membres de la secte. La deuxième bobine se transforme en film d'assaut sanglant.

Le cinéma de Smith est assez manichéen et jusqu'au jusqu’au-boutiste. Les méchants sont des religieux sans pitié et leur sort est toujours funeste. Au-delà de cette charge sur les groupes religieux qui prospèrent aux Etats-Unis (allusion à la tuerie de Wako ?), Kevin Smith réalise un film qui montre la folie des humains lorsqu'ils sont sous l'emprise d'un manipulateur pervers. Et le gourou ne se prive pas pour torturer et tuer pour donner l'exemple à la communauté.

Par la suite, reclus dans leur propriété, les membres de la secte, armés jusqu'aux dents, vont s'opposer à la police, emmenée par un John Goodman à moitié grabataire.

Parfois inégal dans son déroulement, le film s'avère radical. Dégagé des contingences des producteurs, Kevin Smith n'hésite pas à montrer les souffrances et la violence qui se dégagent de la communauté, allant parfois dans un gore un peu trop numérique à mon goût.

Film sans concession, outrancier par instant, Red State ne laisse pas insensible car il est aux antipodes des productions américaines mainstream.

 

NOTE : 4 / 6 

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Commentaires: 2
  • #1

    For Blood's Sake (mardi, 22 avril 2014 10:20)

    Je suis assez d'accord : radical est le mot juste pour définir Red State. Je trouve cependant dommage que Smith ait essayé de trop en dire d'un coup. En tapant sur tout et tout le monde en même temps, il amoindrit, je trouve, la portée de son propos.

  • #2

    laseancearoggy (mardi, 22 avril 2014 19:37)

    C'est un peu l'essence de son cinéma. Radical et revendicatif comme un peu comme dans "Dogma" où la religion prend encore cher.