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RAMPAGE 2

 

GENRE : Tuerie mondialisée

REALISATEUR : Uwe Boll

ANNEE : 2014

PAYS : Canada/Allemagne

BUDGET : ?

ACTEURS PRINCIPAUX : Brendan Fletcher, Lochlyn Munro, Mike Dopud...

 

RESUME :Après s'être terré deux ans dans la clandestinité, Bill Williamson veut frapper de nouveau un grand coup pour lutter contre les pouvoirs de la finance qui régissent le monde. Bill va monter une action spectaculaire en prenant en otage le personnel d'une plateforme de télévision pour lui permettre de diffuser à grande échelle ses messages de combat.

 

MON HUMBLE AVIS

Difficile de se prononcer sur cette suite du brûlot démastiqueur de foule Rampage. Tout le monde connaît Uwe Boll, catalogué plus mauvais réalisateur du monde avec ses adaptations de jeux vidéos (House of the dead, Alone in the dark). Pourtant, le brave Uwe a aussi montré ce qu'il était capable de faire, et plutôt bien avec des œuvres comme Postal et surtout Rampage, film coup de poing.

On retrouve donc Bill (Brendan Fletcher toujours aussi bon) en tueur harnaché dans sa tenue anti-émeute et armé de ses deux fusils mitrailleurs. Il en veut toujours à la société capitaliste et deux ans après son massacre, il remet le couvert. Cette fois-ci, Uwe Boll va plus loin dans l'outrance. S'appuyant sur les discours et les dénonciations de Julian Assange et Edward Snowden, il flingue au propre comme au figuré la société américaine à la kalach.

Un discours nihiliste et jusqu’au-boutiste qui verra Bill attaquer et prendre en otage une station de télévision avec l'objectif de diffuser ses idées au monde entier. Une utilisation des médias dans l'air du temps qui permet aux extrémistes de tous bords de pouvoir exister. Formellement, le film est de bonne facture, malgré une caméra quelque peu tremblotante par moments. Ca flingue toujours autant mais, comparativement au 1er opus, le film s'est politisé. Une radicalité extrème dénonçant au lance-roquettes tous les pays occidentaux et en premier lieu les Etats-Unis, leur société de consommation et leur politique impérialiste (Même Obama en prend pour son grade).

Rampage 2 est moins puissant dans les images que son prédécesseur. Il vaut plus pour son discours, un véritable appel au meurtre des politiciens, des riches de tout bord. Un réquisitoire fourre-tout qui balance aussi bien sur la politique que la circulation des armes aux USA ou la lobotimisation des masses. Le personnage de Bill, qui reflète la véritable pensée de Boll sur l'état du monde, est un peu donneur de leçons même si certains de ses propos sont justes sur la finance et les lobbys qui contrôlent les politiques. Le réalisateur utilise ainsi des images d'archives pour étayer son propos.

Un discours révolutionnaire, anti-capitaliste et violent que seul Uwe Boll est capable d'envoyer à la face du monde. Mais, aussi un film de propagande qui pourrait être vu comme nauséabond, pris au 1er degré par des fanatiques mal intentionnés.

 

Note : 3+ / 6

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Commentaires: 2
  • #1

    Dreampunk (mardi, 27 janvier 2015 20:14)

    Tout comme toi, un peu perplexe devant ce Rampage 2 que je n'arrive pas vraiment à établir. Le premier était probablement le meilleur film de son réalisateur, très bien troussé, prenant, efficace, et porté par un Brendan Fletcher qui n'avait jamais été aussi habité par son rôle.

    Ici il est toujours aussi parfait mais le film semble bien moins soigné, fonctionnant en huis-clos et optant pour une structure de film d'otage beaucoup plus classique que le massacre général du 1er opus. Ça reste bien foutu techniquement mais sans plus, et avec quelques tares qu'on retrouve dans le Uwe Boll moderne (caméra tremblotante, dialogues s'étirant façon téléfilms).

    Du reste, le film monte d'un cran dans son discours à la fois anarchiste mais terriblement sociopathe. Fletcher est parfait et son personnage encore plus fous et dangereux qu'autrefois. Et tout devrait être prit au second voir troisième degrés sous peine d'y voir un appel au meurtre et à la loi du plus fort assez vindicative.

    Le soucis reste que Uwe Boll apparaît lui-même dans le film, son personnage s'écriant un "il a raison !" d'une façon dont on arrive pas à savoir si c'est du lard ou du cochon (loin de son autocritique rigolote de Postal), et au-delà des deux Rampage, le cinéaste véhicule encore la même vision des choses dans le Assault on Wall Street qu'il a fait entre les deux. Donc forcément, il y a une forme d'obsession qui n'est pas tout à fait innocente...

    Cela mise à part, c'est un film correct. Bien joué, surprenant, jusqu'en boutiste (la dernière image est cauchemardesque et cynique à souhait) et je ne crois pas que beaucoup oserait se montrer aussi provoc' et rentre-dedans à notre époque.
    Si vous vouliez du Uwe Boll débilou de l'époque de ses débuts, vous pouvez oublier.

  • #2

    laseancearoggy (mardi, 27 janvier 2015 20:21)

    Uwe Boll est un provocateur, mais la force du 1er film s'estompe un peu dans cette suite trop redondante et plus basée sur le discours que sur l'action. Vu à l'Etrange festival l'an dernier, le film a une résonance particulière ces temps-ci...