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MOONWALKERS

 

GENRE : Dans la lune

REALISATEUR : Antoine Bardou-Jacquet

ANNEE : 2015

PAYS : UK/France

BUDGET : ?

ACTEURS PRINCIPAUX : Ron Perlman, Rupert Grint, Robert Shehaan...

 

RESUME : En 1969, l’agent de la CIA Kidman arrive à Londres. Sa mission : contacter Stanley Kubrick et le convaincre de mettre en scène un faux alunissage de Apollo 11 en cas d’échec de la mission. N’arrivant pas à ses fins, il est obligé de s’associer à Johnny, un manager musical de seconde zone.

 

MON HUMBLE AVIS

La 1ère scène et le fondu enchaîné sont superbes, surtout qu'ils nous permettent de voir apparaître le visage si particulier et familier de Ron Hellboy Perlman en vétéran traumatisé par la guerre du Vietnam (il a des hallucinations et revoit ses victimes). La suite est du même acabit. Le scénario se déploie avec énergie et rigueur autour de cette histoire qui a fait fantasmer les conspirationnistes de tous bords. Il permet aussi de mettre en valeur notre pote Ron Perlman (Kidman) qui fait montre ici de son charisme animal et de son humour vachard, à l'image de son personnage de brute épaisse ultra-violente. Face à lui, Rupert Grint (Johnny) se dépucèle enfin de son passage chez Harry Potter dans son rôle d’impresario véreux et gouailleur. Son duo avec Kidman fonctionnant plutôt bien.

Pour le reste, même si le film est très drôle, il laisse un goût d'inachevé en bouche comme si on avait face à nous un petit malin qui avait déjà bien compris les ficelles du métier. Certes, le travail d'Antoine Bardou-Jacquet est remarquable. Pour son premier film, la réalisation est soignée, l'écriture des personnages et des scènes sont parfaites. Peut-être un peu trop à mon goût car le film s'avère assez prévisible et trouve son humour essentiellement dans les drogues qu'ingurgitent ses protagonistes. En permanence défoncés, les personnages génèrent eux-même des situations de comédie en symbiose avec les mœurs des années 70 (une reconstitution exagérée ?).

Moonwalkers bénéficie aussi d'un humour décalé propre au cinéma anglais et en particulier celui de Guy Ritchie, dont on retrouve ici les mêmes gimmick et la violence graphique. Le sang coule à flot et les têtes explosent en gros plan. De la même manière, le scénario joue sur les poncifs des différences culturelles entre les anglais et les américains (un peu de Snatch là-dedans) grâce à des répliques qui font mouche. Loin de moi l'idée de dénigrer ce film qui est somme toute très drôle (J'ai bien ri en plus encouragé par une salle en transe) et au scénario en béton armé. Néanmoins, il me semble que le métrage est très malin parce qu'il est joue sur de l'humour au 1er degré et donne au spectateur les scènes qu'il attend pour rire à gorge déployée, sans jamais développer son sujet de fond, la manipulation historique. Du beau boulot nimbé d'un sentiment d'opportunisme.

 

Note : 4 / 6

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Commentaires: 2
  • #1

    princécranoir (mercredi, 23 mars 2016 17:26)

    J'avais de la sympathie pour ce film en lisant ton papier, et même un début de curiosité que n'avait pas su me procurer la bande-annonce... jusqu'à ce que tu sortes le nom de Guy Ritchie. Du coup, je me dis que ce film n'est pas pour moi.

  • #2

    Roggy (mercredi, 23 mars 2016 18:41)

    Le film est très sympathique et joue sur la corde comique même si on sent bien que c'est un peu forcé. Et, il y a effectivement un côté Guy Ritchie décalé dans l'esprit. Vas y au moins pour Ron Perlman :)