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The Mole Song – Undercover agent Reiji


GENRE : Nicky Larson

REALISATEUR : Takashi Miike

ANNEE : 2013

PAYS : Japon

BUDGET : ?

ACTEURS PRINCIPAUX : Tôma Ikuta, , ...


RESUME : Un policier incompétent doit infiltrer l'un des plus puissants clans yakuza du Japon. Au prix d'une très sévère transformation...


MON HUMBLE AVIS

Takashi Miike, l'homme qui tourne plus vite que son ombre, est de retour pour cette fantaisie réjouissante et délirante. Adaptation live d'un manga, The mole song débute comme une comédie déjantée où on suit un flic Reiji kikukawa (Tôma Ikuta) viré de la police car il est considéré comme le pire des policiers (!) pour intégrer un gang de yakuzas dans le but de démanteler un réseau de drogue. C'est le début des ennuis pour Reiji qui va subir un entraînement à mourir de rire pour se préparer à son infiltration.

Une 1ère heure hilarante où Miike montre tout son savoir faire pour amener le spectateur sur le chemin du rire sans jamais tomber dans le ridicule. Grâce à des montages inventifs, de l'animation (on se croirait presque par moments chez Michel Gondry) et des gangs excellents (la chanson de la taupe par les collègues de Reiji est tout simplement géniale) le réalisateur mène un train d'enfer à son héros (il est accroché nu à une voiture, subi les pires défis pour son entraînement). Une fois formé, le film continue dans le délire lorsqu'il rencontre les premiers yakuzas "Papillon", et surtout l'homme-chat, une sorte de Joey Star nippon d'un mètre cinquante, très drôle et magnifique à la fois.

En revanche, quand The mole song devient plus sérieux et se transforme en film policier, le rythme perd en intensité, la faute à des scènes de transition qui n'apportent pas grand-chose, à mon sens, au récit. Un changement de rythme qui casse la dynamique du début et le milieu du film devient ainsi un peu plus convenu (surtout comparativement au début) entrecoupé pourtant par des scènes de comédie particulièrement réussies comme lorsque Reiji est intronisé par les yakuzas lors d'une cérémonie très marquante. Par la suite, Miike retrouve sa verve pour une dernière partie qui reprend son rythme de blagues potaches et de situations rocambolesques autour d'un trafic de drogue entre les yakuzas, les Russes et la police. Des scènes de baston avec l'apparition de l'homme-léopard ou de Papillon pour un climax en forme de délire complet.

Au final, The mole song est un bon Takashi Miike, une comédie policière inventive qui ridiculise le monde de la police et des yakuzas. La 1ère partie est réellement gargantuesque au niveau de la gaudriole, des jeux de mots et des situations portnawak sans jamais tomber dans le graveleux ou l'indigent. Dommage que Miike ne tienne pas la distance sur la durée. Il faut dire que le film est très long (2h15) et aurait peut-être mérité d'être amputé de quelques longueurs pour éviter un essoufflement normal.


NOTE : 4+ / 6

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