749 chroniques de films

   31 chroniques de série

Ma pin-up du mois

L'as de pique
L'as de pique
PIFFF 2019
PIFFF 2019
Soirée "Ozploitation" à la Cinémathèque
Soirée "Ozploitation" à la Cinémathèque

Ma Blogothèque cinéphilique

Suivre le site
Suivre le site

 

MODUS ANOMALI

 

GENRE : Cherchez l'erreur

REALISATEUR : Joko Anwar

ANNEE : 2012

PAYS : Indonésie

BUDGET : 200 000 000 $

ACTEURS PRINCIPAUX : Rio Dewanto, Hannah Al Rashid, Aridh Tritama...

 

RESUME : Au cœur d’une forêt inconnue, un homme se réveille après avoir été enterré vivant… il n’a plus de souvenirs et va découvrir très vite qu’il est, avec les membres de sa famille, la proie d’un tueur sadique et pervers…

 

MON HUMBLE AVIS

Le film commence comme Old Boy de Park Chan-Wook où un homme se réveillait dans un endroit isolé. Ici, l’homme est enterré sous la terre. Sur ce pitch, plutôt simple, le réalisateur construit un film assez lent qui suit pas à pas (c’est le cas de le dire !) ce pauvre père de famille perdu dans la forêt, qui a tout oublié jusqu’à son propre nom.

Le début du film est donc assez énigmatique et la caméra colle au plus près du personnage principal, générant quelques maladresses puisqu’on perçoit son ombre sur le dos du héros ou que le cameraman déplace carrément de la terre lorsqu’il franchit un trou (!). Hormis ces scories qui traduisent aussi un manque de moyens, Modus anomali se développe au moment où le père rentre dans une cabane et regarde une vidéo où sa femme se fait tuer. On comprend alors qu’il y a une mise en scène et un tueur, qui apparaît d’ailleurs avec une grosse machette. Parallèlement, on suit ses enfants dans la même forêt, cherchent aussi leur père pendant une partie du film.

C’est après que les choses se compliquent. Le père se retrouve à son point de départ et, comme indiqué sur une boîte, s’injecte un produit qui est sensé lui faire tout comprendre. Nous aussi. Nous allons voir que nous avons été trompés, grâce à un retournement de situations que l’on sentait néanmoins venir. Les rôles s’inversent à l’apparition d’une nouvelle famille.

Formellement, Modus anomali, tourné en 8 jours et sans moyens, est plutôt réussi, même si la 1ère partie est un peu longue, mais il laisse un goût étrange en bouche. Difficile de dire si on s’est fait avoir, façon petit malin, en copiant certaines productions américaines, ou si la dernière partie renvoie aux meilleurs films du genre. La résolution de l’intrigue pourrait être un sommet mais le scénario montre ses limites et ses incohérences. Sans le dévoiler, le twist final semble impossible quand on se remémore le début du film. Qui est donc cette personne qui agresse le père et qui met le feu au coffre où ce dernier s’est réfugié ? De la même manière, les motivations de l’entreprise ne sont pas expliquées ce qui ne rend pas l’ensemble très crédible, mais transforme Modus anomali en exercice de style.

 

NOTE : 3-/ 6

Écrire commentaire

Commentaires: 2
  • #1

    Rigs Mordo (mardi, 06 mai 2014 15:14)

    Je n'ai pas accroché du tout, tout simplement parce que j'ai trouvé toute la première partie ennuyeuse et déjà-vue ailleurs, souvent en mieux. La fin est originale, incohérente aussi, mais cela ne change pas vraiment le plomb en or. En prime, je pense que c'est le genre de films qu'on ne revoit jamais, car une fois la surprise connue, l’intérêt est faible pour une deuxième vision...

  • #2

    laseancearoggy (mardi, 06 mai 2014 19:39)

    Ta remarque pour la fin du film est judicieuse. Je pense aussi que le film a fait le buzz mais qu'il tourne un peu à vide.