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INSENSIBLES

 

 

GENRE : Immensément beau

REALISATEUR : Juan Carlos Medina

ANNEE : 2012

PAYS : France/Espagne/Portugal

BUDGET : 4 000 000 €

ACTEURS PRINCIPAUX : Alex Brendmulh, Irène Montala, Derek de Lint...

 

RESUME : A la veille de la guerre civile espagnole, un groupe d’enfants insensibles à la douleur est interné dans un hôpital au cœur des Pyrénées. De nos jours, David Martel, brillant neurochirurgien, doit retrouver ses parents biologiques pour procéder à une greffe indispensable à sa survie. Dans cette quête vitale, il va ranimer les fantômes de son pays et se confronter au funeste destin des enfants insensibles.

 

MON HUMBLE AVIS

Il est des films dont on ne sait rien. Il est des films dont on n'attend pas grand chose. Et, il est des films qui vous amène vers les contrées de l'émotion jusqu'aux larmes.

Insensibles est fait de ce bois dont la sève coule encore bien après la projection. L'histoire est celles d'enfants insensibles à la douleur qui sont internés à cause de la peur des habitants d'un village, dans un hôpital psychiatrique, à la veille de la guerre d'Espagne.

Beaucoup de films de genre espagnols récents utilisent le passé tumultueux de ce pays pour construire des scénarios dont la première qualité est d'être empreint de réalité. De la même manière, les enfants constituent un élément récurrent de ces productions (l'échine du diable de Guillermo del Toro, l'orphelinat de Juan Antonio Bayona...).

Ces deux thématiques sont ici réunis pour développer une saga s'étendant sur plusieurs années. Débuté dans les années 30, le métrage suit ainsi les aléas de la grande Histoire. Parallèlement, on suit aussi, de nos jours, un chirurgien condamné et qui doit retrouver ses parents pour subir une greffe de moelle épinière.

Long métrage ambitieux, Insensibles est avant tout une œuvre séminale qui prend à la gorge au fur et à mesure que l'on suit l'évolution des enfants dans l'hôpital et que l'on assiste à l'enquête de cet homme en recherches parentales. Petit à petit, le puzzle se reconstitue et les histoires se rejoignent.

Remarquablement filmé dans des décors naturels des Pyrénées, le long métrage distille une ambiance à la fois ténébreuse, pesante mais aussi merveilleusement troublante. Il est porté par une musique qui amplifie encore plus ses sentiments exacerbés. Comme dans ces productions espagnoles, le film est jalonné de scènes très dures, même gores. Elles renforcent également le propos du film en le rendant crédible et en s'attachant aux personnages.

Progressivement, le film se déploie et monte en puissance. Et nous sommes happés par ce maelström de sensations et d'empathie pour les personnages (à cet instant-là, je peux affirmer que la salle retenait son souffle).

Je ne vais pas déflorer cette histoire complexe car il faut la vivre et se laisser envahir par cette beauté terrible et tragique.

Et que dire de la scène finale, en forme de rédemption, absolument magnifique, quintessence éphémère d'un film qui porte en lui les germes du chef d’œuvre.

C'est la gorge serrée que le film s'achève avec ce sentiment dense et profond d'avoir assister à la naissance d'un grand cinéaste et d'avoir eu la chance de découvrir cette œuvre en salle.

 

Note : 6 / 6

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Commentaires: 3
  • #1

    Mr Vladdy (mardi, 08 avril 2014 01:43)

    Je n'ai pas revu ce film depuis sa sortie en salles et j'avoue l'avoir un pu oublié :$ J'en garde néanmoins le souvenir d'un film maitrisé et intéressant qui valait le déplacement. De mémoire, il me semble que seul la fin m'avait un peu frustré

  • #2

    ChonchonAelezig (mardi, 08 avril 2014 11:38)

    Une bonne surprise en effet ! Je n'avais jamais entendu parler de ce film et ce fut une belle et terrifiante découverte.

  • #3

    laseancearoggy (mardi, 08 avril 2014 18:18)

    Un chef-d'œuvre en puissance qui m'a mis les larmes aux yeux. A voir.