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BIZANTIUM

 

GENRE : Entretien avec un vampire

REALISATEUR : Neil Jordan

ANNEE : 2013

PAYS : UK/USA/Irlande

BUDGET : ?

ACTEURS PRINCIPAUX : Saoirse Ronan, Gemma Arterton, Caleb Landry Jones...

 

RESUME : Dans une petite ville côtière, deux jeunes femmes aussi séduisantes que mystérieuses débarquent de nulle part. Clara fait la connaissance de Noel, un solitaire, qui les recueille dans sa pension de famille déserte, le Byzantium. Eleanor, étudiante, rencontre Frank, en qui elle voit une âme sœur. Bientôt, elle lui révèle leur sombre secret… Eleanor et Clara sont nées voilà plus de deux siècles et survivent en se nourrissant de sang humain. Trop de gens vont finir par l’apprendre pour que leur passage dans la ville n’ait aucune conséquence sanglante…

 

MON HUMBLE AVIS

Neil Jordan est un vieux routier qui a trempé ses guêtres dans le genre de manière marquante notamment avec le merveilleux La compagnie des loups ou le vampiresque Entretien avec un vampire. Il revient donc aujourd’hui au genre avec un film de vampires au petit budget et sans de réelles têtes d’affiches.

Pour autant, le réalisateur nous livre ici une œuvre solide et empreinte de réminiscence d’un cinéma à l’ancienne, qui prend son temps pour présenter ses personnages et ne passe pas tout son budget en CGI.

Dans une petite ville côtière, deux sœurs vampires s’installent dans un hôtel désaffecté en essayant de passer inaperçues. C’est un peu compliqué lorsque la plus jeune (Saoirse Ronan déjà vue dans Lovely Bones et le pas bon Les âmes vagabondes) s’éprend d’un souffreteux, Caleb Landry Jones, vu précédemment dans un rôle similaire dans Antiviral du fils Cronenberg.

L’histoire est construite en deux segments, à la fois dans le moment présent et en flashbacks réguliers qui expliquent comment elles sont devenues vampires 200 ans plus tôt, et quel est leur véritable lien. Cette partie est d’ailleurs la plus réussie, la plus épique. Les meilleures scènes sont sans doute la façon dont est présentée la métamorphose en créature de la nuit immortelle. Les candidats au vampirisme s’introduisent à l’intérieur d’une grotte dans une île perdue au bas d’un mur rocheux recouvert de plusieurs torrents se déversant dans la mer. Une vision à la fois onirique et merveilleuse du passage de l’humanité à celui de non-morts, avec la transformation de l’eau en sang. Une vision poétique et gracieuse qui renouvelle le genre.

Bizantium est donc réussi notamment grâce à l’interprétation des deux personnages féminins dont la volcanique Gemma Arterton (Tamara Drewe) et ne part pas dans un délire goresque mais reste attaché à une certaine forme de réalisme bienvenu.

 

Note : 5 / 6

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Commentaires : 2
  • #1

    Dirty Max 666 (dimanche, 22 juin 2014 14:12)

    Bien vu, Roggy, Byzantium est bien "une vision poétique et gracieuse qui renouvelle le genre", tout à fait d'accord avec toi. Que le film de Jordan soit apprécié à sa juste valeur, ça me fait vraiment plaisir, lui qui a été injustement privé de sortie salle...

  • #2

    laseancearoggy (dimanche, 22 juin 2014 19:34)

    Effectivement, c'est dommage que le film ne soit pas sortie en salles. Il aurait mérité car il vaut mieux que les "Twilight" et autres nanardises du genre...