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BRAND NEW-U


GENRE : Vis ma vie de sosie

REALISATEUR : Simon Pummell

ANNEE : 2015

PAYS : Irlande/Angleterre

BUDGET : 1 300 000 €

ACTEURS PRINCIPAUX : Lachlan Nieboer, Nora-Jane Noone...


RESUME : Dans un Londres futuriste, Slater et Nadia subissent l’assaut d’un groupe d’intervention policière. Nadia est enlevée et Slater se retrouve seul avec le cadavre d’un de ses assaillants qui, une fois démasqué, s’avère être une version à l’identique de sa compagne.


MON HUMBLE AVIS

Premier long-métrage de Simon Pummell (également scénariste du film), Brand New-U est baigné par une ambiance science-fictionnelle proche du manga dans l'esthétique et dans les thèmes abordés. Le film commence par un gros plan sur un visage semblant contrôlé par un ordinateur et une voix synthétique répétant les mêmes mots. Une atmosphère futuriste et robotique qui vire au paranoïaque lorsque Nadia est kidnappée par un groupe d'assauts et qu'un de ses agresseurs possède son propre visage.

Très vite, le métrage bascule dans le thriller parano. Slater reçoit des appels téléphoniques mystérieux, car s'il veut revoir Nadia, il doit intégrer le projet de la société Brand New-U censée donner une nouvelle vie à ceux qui franchissent ses portes. Pendant sa première moitié, le film met en place une intrigue mélangeant diverses influences à l'image de Matrix pour le contrôle des esprits et la manipulation. En résumé, les futurs candidats de la société sont opérés pour ressembler à celui ou celle dont ils vont prendre la place (on pense fortement à ce moment-là au magnifique Seconds). En plus d'être un thriller de SF, Brand New-U est aussi une histoire d'amour entre Nadia (Nora-Jane Noone, vue dans The Descent 1 et 2) et Lachlan Nieboer (les séries Torchwood et Downton Abbey) qui porte le film sur ses épaules à la recherche de son amour perdu.

Si le film possède des qualités visuelles et des plans soignés (la scène du sous-sol en plan séquence), force est de constater qu'il se délite dans sa deuxième moitié. On ne comprend jamais quel est le but de la société à créer des sortes de clones prenant la vie des originaux. Le Londres dépeint est totalement froid, clinique et certaines séquences léchées visuellement alourdissent le propos jusqu'à perdre le spectateur dans les objectifs de son intrigue. De même, la fibre politique et sociétale n'est pas assez exploitée alors que le terrain était propice aux faux-semblants. Du coup, le film manque d'épaisseur et d'empathie pour ses personnages. La dernière demi-heure est redondante et tourne en rond en privilégiant la beauté des images au détriment de son propos devenu nébuleux. On se dit alors que Simon Pummell est passé à côté d'un grand film de SF s'il avait développé son univers cohérent du départ pour l'emmener vers les rives schizophréniques du mensonge et de la paranoïa.


Note : 3 / 6

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