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THE BURROWERS

 

GENRE : La guerre des monstres

REALISATEUR : J.T. Petty

ANNEE : 2011

PAYS : USA

BUDGET :  7 000 000 $

ACTEURS PRINCIPAUX : William Mapother, Karl Geary, Doug Hutchison...

  

RESUME : En 1879, dans une région déserte et dénudée des Badlands, des fermiers et une troupe militaire s'associent et partent à la recherche d'une famille disparue. Suspectant en premier lieu les indiens d'avoir enlevé cette famille, ils vont découvrir quelque chose de plus terrifiant et de pas tout à fait humain...

 

MON HUMBLE AVIS :

Mélanger les genres n’est pas toujours une réussite. Le western est un genre codifié qui s’affranchit mal de ses propres règles. Néanmoins, on pourra citer quelques tentatives non exhaustives. Parmi les réussites, je noterai La vallée de Gwangi de Jim O'Connolly avec ses monstres préhistoriques du regretté Ray Harryhausen, ou encore l’excellent Vorace de Antonia Bird avec ses cow-boys cannibales, et même le récent et sympathique Cowboys et envahisseurs de Jon Favreau. On oubliera Undead or Alive de Glasgow Philips tentative de comédie zombiesque fauché.

The Burrowers fait donc partie de cette famille. Le film possède un scénario des plus classiques, très linéaire même à partir du moment où l’expédition s’organise pour retrouver la famille disparue. La partie purement western est du meilleur acabit grâce à une interprétation solide et des paysages grandioses, magnifiés par des plans qui donnent une sensation d’immensité. De même, la photographie, très belle, met bien en valeur l’ouest américain. Le réalisateur cherche à instaurer une ambiance et joue de la rivalité des personnages, entre le capitaine de l’armée psychopathe, le héros qui cherche sa fiancée, le baroudeur ou encore le noir de service, surnommé "noix de coco". Les frictions dans la troupe fonctionnent bien mais ralentissent d’autant plus la résolution de l’énigme.

Le côté horrifique n’est pas à la même hauteur que l’écrin westernien. En effet, malgré une première scène assez flippante, le métrage a du mal à trouver son rythme entre action, notamment l’affrontement avec les indiens, et les confrontations avec les créatures. Ces dernières n’apparaissent pas au début, à la manière du requin des Dents de la mer. Elles se déplacent sous terre et on pense évidemment à la série des Tremors avec ses vers géants. A partir du moment où on les découvre, le charme retombe un peu. Elles ne sont pas très réussies visuellement et surtout, on ne comprend pas d’où elles viennent et d’où proviennent leurs caractéristiques, comme leur façon de se mouvoir, leur bave tétanisante. Le climax se veut plus horrifique et sanglant avec une accumulation de créatures, mais il n’atteint jamais les sommets comme dans The Descent, autre référence pour le design des monstres, par exemple.

Au final, The Burrowers est un film intéressant, bien filmé, avec un casting de qualité, mais dont l’horreur a du mal à s’insérer dans le récit, la faute peut-être à un manque de crédibilité des créatures et de leur motivation. De fait, le métrage ne décolle pas vraiment.


NOTE : 3 / 6

 

 

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