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BAG BOY LOVER BOY


GENRE: Je suis un voyeur

REALISATEUR: Andres Torres

ANNEE: 2014

PAYS: USA

BUDGET: ?

ACTEURS PRINCIPAUX:John Wachter, Theodore Bouloukos, Kathy Biehl ...


RESUME: Un jeune vendeur de hot‐dogs au physique atypique est démarché par un photographe de charme pour une séance qui va virer à l'initiation traumatique.


MON HUMBLE AVIS

Bag boy lover boy peut se résumer à l'éclosion sanglante d'un jeune paumé, vendeur de hot-dogs, vivant dans une chambre miteuse. Sa vie bascule, en effet, le jour où il va devenir le jouet d'un photographe pervers. Albert (John Wachter) possède un physique très particulier, mélange de Droopy et de freak, un monstre de foire utilisé comme mannequin pour les délires pseudo-artistiques d'un artiste célèbre de la photo, Ivan (Theodore Bouloukos).

Car le film d'Andres Torres est aussi une dénonciation du monde de la photographie, et du monde de l'art branché en général, par des personnages auto-proclamés génies et de fait condescendants. En invitant Albert à des jeux pervers pour faire ses clichés (il lui demande de mettre un sac sur le mannequin face à lui et de l'étrangler), Ivan va provoquer des réactions en chaîne chez le pauvre quidam, limité intellectuellement et aux réactions psychotiques.

Lâché dans le monde avec un appareil photo, Albert se prend pour un vrai artiste et invite des filles dans l'atelier de travail d'Ivan, où il leur reproduira les excès de son mentor avec le mimétisme d'un singe savant. Pour épater son amour secret et assouvir ses fantasmes refoulés, Albert se livre alors à toutes sortes de mises en scènes macabres allant jusqu'à passer à l'acte sans retenues. Pourtant, le film n'est jamais repoussant visuellement. Il est même drôle notamment lors des séances de poses, avec les réactions d'Ivan pour motiver Albert ou les attitudes de ce dernier, qui trouvera en plus une utilisation culinaire et rapide de ses méfaits sur la gent féminine.

Le réalisateur instaure une atmosphère tout à fait particulière, entre le film indé américain (l'action se passe à New-York) et les œuvres malsaines des 70's dans des décors de studios photos qui pourraient rappeler certains giallos. Bag boy lover boy est aussi une photographie de l'Amérique des laissés pour compte, des travailleurs pauvres qui côtoient des nantis dans un même lieu. Une Amérique oubliée qui prendra sa revanche lors de cette rencontre fortuite, et virera au cauchemar pour un petit film qui laissera une impression agréable en bouche.


NOTE : 4 / 6

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