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LEFT BEHIND (LE CHAOS)


GENRE : L’avion de l’Apocalypse

REALISATEUR : Vic Amstrong

ANNEE : 2014

PAYS : USA

BUDGET : 16 000 000 $

ACTEURS PRINCIPAUX : Nicolas Cage, Chad Michael Murray, Nicky Whelan...


RESUME : Un petit groupe de personnes tente de survivre après la disparition de millions de gens dans le monde.


MON HUMBLE AVIS

Depuis plusieurs années, Nicolas Cage est enfermé dans un centrifugeuse à mauvais films (Ghost Rider, Hell Driver...)où il semble condamné à tourner des DTV entre la Bulgarie, la Moldavie, la Roumanie... enfin dans tous les pays de l’Est finissant en « i ». De temps en temps, il s’en extirpe et montre qu’il peut être un bon acteur (Leaving Las Vegas, A tombeau ouvert ou récemment Joe).

C’est certainement l’appât du gain qui explique la participation de ce bon Nicolas à ce nanar, qui en plus d’être mauvais, distille un discours religieux nauséabond. Adapté d’une série de livres écrite par Jerry B. Jenkins et Tim LaHaye, proches d’une mouvance évangélique apparemment sectaire, le film n’est qu’un prêchi-prêcha annonçant la fin du monde où seuls quelques élus seraient sauvés. Ca ne nous rappellerait pas le très mauvais, à tous les sens du terme, Battlefield Earth, issu des livres de Ron Hubbard ? Comme son illustre aîné, au vu de son manque de qualité, Left behind ne risque pas de faire basculer le spectateur dans le radicalisme.

Formellement, le film fait peur du fait d’une photographie terne de téléfilm, d’acteurs de seconde zone et d’une musique d’ascenseur. Les ingrédients sont donc réunis pour passer un dimanche après-midi sur une chaîne de la TNT. Et encore, eut-il fallu qu’il se passât quelque chose dans les 40 premières minutes. L’encéphalogramme reste définitivement plat entre atermoiements amoureux, dialogues sans intérêt et relents de réflexions religieuses. Le seul moment intéressant intervient donc quand presque tous les enfants disparaissent d’un coup comme volatilisés, laissant leurs vêtements sur place (on se souvient que la récente série The Leftovers est basé sur le même concept).

Comme le scénario n’a rien prévu (c’est ballot), tout le monde court partout en criant à la recherche des disparus. La mise en scène (façon de parler) oscillera par la suite entre le huis-clos à l’intérieur de l’avion piloté par Nico (qui a un peu l’air de s’ennuyer) et sa fille restée au sol au milieu du chaos. Alors que la Terre part en sucette, les rescapés de l’avion se perdent en conjecture sur les origines divines du phénomène pour en conclure que c’est le début de l’Apocalypse, et de se rendre compte que les religieux avaient raison. En attendant, Nico la Menace essaie de calmer tout le monde et évite même un avion de justesse arrivant face à lui dans une scène que n’auraient pas renié les scénaristes de Fast and Furious.

Au final, Left behind s’apparente à une épreuve biblique sur l’Apocalypse, prosélyte mais qui rate sa cible à cause d’un traitement ridicule, d’un script paresseux et d’une réalisation télévisuelle. J’imagine que notre Nico pas national a encore des dettes à éponger, mais s’il pouvait s’abstenir d’apparaître dans le prochain Ghost Rider ou Dernier templier, nous lui en serions tous reconnaissants.


NOTE : 1 /6

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Commentaires: 6
  • #1

    Dirty Max 666 (samedi, 07 février 2015 15:33)

    Ouh là, ça sent le sous-Prédictions shooté à la façon d'un téléfilm NRJ12 ! C'est toujours dommage de voir un acteur aussi brillant que Cage faire n'importe quoi dans des produits sans âme. Pourtant, le monsieur se réveille parfois et peut encore jouer avec son cœur et ses tripes (Kick-Ass, Bad Lieutenant : Escale à La Nouvelle-Orléans, Joe). Mais ça fait bien une dizaine d'années qu'il part en couille, le Nic...Sinon, j'avoue avoir un p'tit faible pour le jouissivement bis Hell Driver...

  • #2

    laseancearoggy (samedi, 07 février 2015 16:58)

    Tu as tout dit Max sur ce nanar de rêve (enfin, façon de parler hein !). Et, ce pauvre Nicolas Cage n'a peut-être pas le choix de ses contrats. En revanche, récemment, je te conseille "Joe" où il est très bon.

  • #3

    Rigs Mordo (samedi, 07 février 2015 21:00)

    Très bonne chronique pour un film qui doit être très pourrave! Pauvre Nic... J'ai lu que son divorce lui avait couté extrêmement, genre presque toute sa fortune, et que du coup il fut forcé de jouer dans tout et rien, tout accepter, mais c'est vrai que là, il est au purgatoire. Bientôt dans des séries Z Full Moon, le Cage ?

  • #4

    laseancearoggy (samedi, 07 février 2015 22:45)

    C'est vrai qu'il est un des rares à avoir une filmographie avec cette amplitude. Du film d'auteur, en passant par le blockbuster, jusqu'au nanar atomique. En même, j'avoue que je l'aime bien. Nous, on a Christophe Lambert...

  • #5

    2flicsamiami (dimanche, 08 février 2015 16:04)

    À croire que le récent Joe était un accident de parcours.

  • #6

    laseancearoggy (dimanche, 08 février 2015 20:55)

    Pas sûr non plus, il alterne les bons et les mauvais films...