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THE LAST DAYS ON MARS

 

GENRE : Mars patraque

REALISATEUR :

ANNEE : 2014

PAYS : UK/Irlande

BUDGET : 7 000 000 £

ACTEURS PRINCIPAUX : Liev Schreiber, Elias Koteas, Romola Garai...

 

RESUME : Un groupe d'astronautes découvre des bactéries extraterrestres dans le permafrost martien. C'est alors que l'un des membres de l'équipe est victime d'un accident. En attendant les secours, le groupe tente d'organiser la survie...

 

MON HUMBLE AVIS

Au début des années 2000, la conquête de Mars a généré quelques films comme Planète rouge d'Anthony Hoffman, Mission to Mars de Brian de Palma ou Ghosts of Mars de John Carpenter. Des œuvres qui n’auront pas suffisamment rapporté au box-office pour continuer l’exploration du sol de la planète rouge. C’est donc avec une certaine curiosité que se profile à l’horizon ce nouvel essai de colonisation cinématographique. Un essai à moitié transformé en vérité, qui a du mal à intéresser totalement et ce, dès le départ.

Pourtant, l’ensemble tient la route avec une photographie aboutie, des effets visuels et des costumes réalistes. Mais, la sauce a du mal à monter les collines sablonneuses martiennes peut-être du fait d’un casting un peu tiède composés de seconds couteaux, où on reconnaîtra Liev Schreiber (X-Men origins : Wolverine), Elias Koteas (Zodiac, Le dernier rite) ou encore Olivia Williams (The ghost writer). Ce manque d’empathie envers des personnages à peine caractériser (des dialogues très plats) et une mise en place des événements sans grand intérêt (de longs passages de transition), ne vont pas contribuer à nous intéresser de près aux sorts funestes de ces astronautes aux origines diverses.

Dommage, car le scénario s’apparente à une bonne vieille série B des années 50, avec des humains qui ramènent des substances extraterrestres générant des mutations irréversibles. On se retrouve donc avec un camaïeu de références allant du merveilleux Lifeforce de Tobe Hooper, en passant par le goresque Inseminoïd de Norman J. Warren , avec une pointe nanardesque de Bataille au-delà des étoiles, et mâtiné de La planète des vampires. A la vitesse d’un astéroïde et grâce à des ellipses, les astronautes infectés par cette bactérie mutagène sont transformés en sorte de vampires zombiesques (quelques scènes nous renvoient d’ailleurs directement à The Thing).

A partir de ce moment-là, le film devient un survival, une course-poursuite entre les survivants et les infectés plutôt rondement menée malgré un intérêt qui ne grimpe toujours pas plus. Car, malgré la volonté du réalisateur de créer une ambiance anxiogène et d’épouvante, The last days on Mars ne fait pas très peur. Il est même excessivement prévisible à chaque confrontation avec les mutants, comme si le scénario s’évertuait à remplir son cahier des charges de façon linéaire. Une histoire trop sage, dépourvue de scènes sanglantes ou dérangeantes qui confine le film dans le rang des élèves moyens, alors qu’un script déluré et punk style 80’s, aurait pu envoyer directement chez le directeur cet émule de Lifeforce pour outrage verbal, nudité et gestes obscènes. Reviens Mathilda, on a besoin de toi...

 

NOTE : 3 / 6

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Commentaires: 6
  • #1

    Rigs Mordo (vendredi, 24 octobre 2014 20:22)

    L'affiche donne pas envie mais la description que tu en fais si, même si tu es mitigé sur le résultat final. Ca semble sympa si on le prend pour ce que c'est, visiblement. J'aime beaucoup Elias Koteas donc ça joue aussi. Casey Jones forever!

  • #2

    laseancearoggy (vendredi, 24 octobre 2014 20:35)

    J'aime bien Elias Koteas aussi. Il a une bonne tête et il est souvent en second rôle dans de bons films. Ce n'est pas un grand film mais, il se laisse mater tout de même.

  • #3

    Princécranoir (lundi, 27 octobre 2014 00:02)

    Intéressant point de vue sur ce film par ailleurs déjà défendu pour ses menues qualités sur le blog Callciné. Du coup, ça donne envie de vérifier sur place ce que ça vaut. Tu as raison de dire que la Planète Rouge n'a jamais eu très bonne presse y compris quand l'impayable Carpenter la transforme en space western dans son injustement méprisé "Ghosts of Mars". Ceci dit, le jour où Opportunity ira traîner ses circuits dans une vieille cavité hantée par une bande d'Iroquois peinturlurés, tous les persiffleurs feront moins les malins ;)

  • #4

    laseancearoggy (lundi, 27 octobre 2014 18:46)

    Bien d'accord avec toi, il faut réhabiliter "Ghosts of Mars", western fordien de Carpenter (dont il est fan). C'est vrai que le climat hostile de la planète rouge a rarement été propice à de grands films.

  • #5

    2flicsamiami (mercredi, 29 octobre 2014 09:09)

    Un bon film avec ses qualités et ses défauts. C'est vrai que l'on entre pas forcément en empathie avec les personnages, mais je les ai tout de même trouvé suffisamment intéressant pour suivre de près l'évolution de leurs psychologies.

  • #6

    laseancearoggy (mercredi, 29 octobre 2014 18:57)

    "Last days on Mars" est loin d'être un mauvais film, mais il m'a manqué un souffle épique pour que j'adhère totalement.