749 chroniques de films

   31 chroniques de série

Ma pin-up du mois

L'as de pique
L'as de pique
PIFFF 2019
PIFFF 2019
Soirée "Ozploitation" à la Cinémathèque
Soirée "Ozploitation" à la Cinémathèque

Ma Blogothèque cinéphilique

Suivre le site
Suivre le site

 

 PACIFIC RIM

 

GENRE : Kaijus Vs Goldorak

REALISATEUR : Guillermo del Toro

ANNEE : 2013

PAYS : USA

BUDGET : 180 000 000 $

ACTEURS PRINCIPAUX : Charlie Hunman, Idriss Elba, Ron Perlman...

  

RESUME : Surgies des flots, des hordes de créatures monstrueuses, les «Kaiju», ont déclenché une guerre qui a fait des millions de victimes et épuisé les ressources naturelles de l’humanité pendant des années. Pour les combattre, une arme a été mise au point : de gigantesques robots, les «Jaegers», contrôlés simultanément par deux pilotes qui communiquent par télépathie grâce à une passerelle neuronale baptisée le «courant». Mais même les Jaegers semblent impuissants face aux redoutables Kaiju.

  

MON HUMBLE AVIS :

Guillermo del Toro aime les monstres et les robots. L’auteur de HellboyBlade II ou encore Le labyrinthe de Pan, s’en donne à cœur joie dans ce film mêlant les mecha-robots aux « Kaijus », monstres du folklore japonais.

La trame de l’histoire est assez simple mais laisse la place aux aventures secondaires comme avec son acteur fétiche, Ron Perlman. Del Toro, qui transpire à grosses gouttes l’amour du cinéma, ne prend jamais son spectateur pour un débile profond (qui a dit Transformers ?). Au contraire, généreux dans sa démarche, le spectateur est aux premières loges du spectacle et en prend plein les mirettes.

Cette œuvre est bien évidemment influencée par les films de monstres japonais comme Godzilla ou Gamera, mais aussi par les mangas (Robotech ?). Une montagne russe de plaisir, somme toute adulte et suffisamment sérieuse pour que les dialogues et les blagues foireuses ne soient pas aussi ridicules que dans certains blockbusters américains.

Le film n’est pas exempt de tout reproche, notamment sur son manque d’émotion, du fait du manque de charisme des personnages et, pour certains, de leur côté tête à claques ou trop patriotique. A l’exception de Mako, dont le cauchemar évoqué en flashback est des plus somptueux.

De la même manière, on peut ergoter sur certains plans moins lisibles et sur des scènes du milieu du métrage qui n’apportent pas grand chose et ralentissent la dynamique de l’ensemble.

Pour le reste, il est à noter la beauté et la richesse des effets spéciaux et visuels. La grande réussite du film, avec ses robots au look vintage qui donne des coups de poings  comme un boxeur et ses monstres échappés de Cthulu.

Dans sa dernière partie, Pacific Rim prend toute son ampleur avec des affrontements dantesques pour défendre Hong-Kong. Une orgie de duels en pleine ville ou sous la mer. Néanmoins, le réalisateur se permet aussi de développer une histoire secondaire avec les deux scientifiques et Ron Perlman, donnant une bouffée d’oxygène comique au film.

Comme à son habitude, Guillermo del Toro livre une œuvre intelligente, bien réalisée, maîtrise et originale. Riche de trouvailles, comme le concept de la « dérive », nécessitant la connexion de deux êtres humains, ou le fœtus alien très « Hellboyien »,
 Pacific Rim rend hommage aux films de monstres et de robots géants avec passion et puissance, au détriment des personnages qui ne sont là que pour mettre en valeur les vrais héros du film, les « Jaegers » et les « Kaijus ».

  

NOTE : 5 -/ 6 

Écrire commentaire

Commentaires: 2
  • #1

    Dirty Max (mercredi, 18 novembre 2015 09:59)

    Je partage ta note sur ce Pacific Rim qui transpire l'amour du kaiju. Si Del Toro a fait quelques concessions niveau scénario (assez convenu, il est vrai), son sens du spectacle reste aussi généreux qu'étourdissant. Et tout ça, sans l'idéologie crasse des Transformers. Guillermo rules ! Dommage que la suite soit pour le moment compromise...

  • #2

    Roggy (mercredi, 18 novembre 2015 11:49)

    On est bien d'accord Max. Malgré quelques défauts, on ne pourra jamais nier l'amour du genre de Del Toro. Pour la suite, c'est pour l'instant compromis...