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KNOCK KNOCK

 

GENRE : C’est qui ?

REALISATEUR : Eli Roth

ANNEE : 2015

PAYS : USA

BUDGET : ?

ACTEURS PRINCIPAUX : Keanu Reeves, Lorenza Izzo, Anna de Arma..

RESUME : Un soir d'orage, un architecte, marié et bon père de famille, resté seul pour le weekend, ouvre sa porte à 2 superbes jeunes femmes mal intentionnées…

 

MON HUMBLE AVIS

A quelques encablures de la sortie de The Green inferno, Eli Roth nous balance un home invasion, remake d’un obscur film The Seducers (1977) réalisé par Peter S. Traynor. Pour une fois, le réalisateur de Cabin Fever et Hostel met de côté ses séquences sanglantes pour se consacrer à une histoire plus psychologique, nimbée d’un érotisme latent.

Knock Knock débute de manière très classique avec la présentation de la famille Webber dont le père Evan (Keanu Reeves) est un architecte accompli même s’il semble dominé par sa femme Karen (Ignacia Allamand ) sculpteur renommé pratiquant avec lui la frustration sexuelle. Une petite famille clichée dont les photos, y compris celles des enfants, trônent dans chaque pièce comme pour se prouver qu’ils ont réussi. Une mise en place très artificielle, à l’instar de The Green Inferno, donnant déjà des clés pour la suite (Evan ne s’est pas vidé depuis 3 semaines) et balisant un scénario très prévisible.

Dès qu’Evan ouvre la porte, on sait déjà que les deux ados bimbos vont lui chauffer le paratonnerre qui ne demande qu’à jouer son rôle de défouloir. Pourtant, le réalisateur y met d’abord les formes et les deux accortes invitées ne se dévoilent pas au départ malgré les regards échangés. Si ce n’est qu’au bout de quelques minutes, la discussion s’insinue sur les terrains défendus et que notre Keanu, tout stoïque qu’il est, commence à sentir quelques démangeaisons mal placées. Il est seul à la maison et il a deux jeunettes en chaleur face à lui et forcément, au bout d’un moment, il se laisse aller à ses pulsions primitives dans une scène de douche très hot.

Dès le lendemain, les deux friponnes, Genesis (Lorenza Izzo femme d’Eli Roth déjà dans Green Inferno) et Bel (Anna de Arma qui dispensait déjà ses charmes dans Blind Alley) investissent la maison et y foutent le boxon. Evan, qui a goûté les deux abricots défendus, se sent fautif et a du mal à se débarrasser des donzelles ultra-collantes. A ce moment-là, le film ronronne quelque peu entre dégradations des statuts de Madame et arrivée inopinée d’une voisine. Il faut dire que le scénario a du mal à s’extirper de son concept simpliste ni trop dérangeant, ni trop érotique. Réduit à un huis-clos, les trois personnages s’affrontent verbalement et physiquement jusqu’à une fin un peu moraliste (le cinéma d’Eli Roth ne l’est-il pas profondément ?) et une justification de l’attitude des jeunes femmes nous renvoyant directement à l’excellent Hard Candy (2005) de David Slade.

Au final, Knock Knock remplit son office de thriller domestique, sorte de home invasion où les rôles seraient inversés. Si le film commence presque comme un porno au niveau de la situation et des dialogues, il retourne vite sa cuti pour rentrer dans les rails de la production sympathique mais pas si extrême que cela.

 

NOTE : 3/6

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Commentaires: 6
  • #1

    Rigs Mordo (vendredi, 18 décembre 2015 21:49)

    Ben dis donc, à lire cette chro on dirait pas avoir affaire à un Roth. Dans un sens c'est intéressant de le voir sur un terrain moins sanglant, mais d'un autre, si ce film n'était pas de lui, j'ai la sensation que tout le monde s'en foutrait un peu. Je suis donc curieux sans trop l'être. Par contre, Reeves, après avoir enchainé les merdes durant des années commence à choisir des projets intéressants...

  • #2

    Roggy (vendredi, 18 décembre 2015 22:42)

    Le film n'est clairement pas sanglant et il profite du nom d'Eli Roth pour faire le buzz. Comme tu le dis, Keanu Reeves fait des choix de plus en plus intéressant depuis qu'il se met à réaliser. A voir pour la suite...

  • #3

    Plume / Dreampunk (mardi, 22 décembre 2015 11:31)

    Misandrie vs. Machisme: Le film.
    Who ever wins... we don't care.

    A ce niveau là on est vraiment devant du petit Thriller de téléfilm, ou trouvable dans les bacs soldés des Cash Express. Si ce n'est l'habitude de Roth de trouver des dialogues à la con complètement exagérés (celle sur la pizza... non mais vraiment...)

  • #4

    ChonchonAelezig (mercredi, 23 décembre 2015 11:03)

    "lui chauffer le paratonnerre" ah ah ah ! Je ne connaissais pas cette expression ! :D

  • #5

    Roggy (jeudi, 24 décembre 2015 13:36)

    A Plume/Dreampunk,
    Au moins, tu auras rhabillé Eli Roth pour l'hiver :)

  • #6

    Roggy (jeudi, 24 décembre 2015 13:37)

    A ChonchonAelezig,
    Je pense que ça marche avec tout tu sais :)