749 chroniques de films

   31 chroniques de série

Ma pin-up du mois

L'as de pique
L'as de pique
PIFFF 2019
PIFFF 2019
Soirée "Ozploitation" à la Cinémathèque
Soirée "Ozploitation" à la Cinémathèque

Ma Blogothèque cinéphilique

Suivre le site
Suivre le site

THE FINAL GIRLS (Scream girl)


GENRE : Meta slasher

REALISATEUR : Todd Strauss-Schulson

ANNEE : 2015

PAYS : USA

BUDGET : ?

ACTEURS PRINCIPAUX : Tessa Farmiga,Malin Akerman, Alexander Ludwig...


RESUME : Orpheline suite à un terrible accident de la route dans lequel elle a perdu sa mère, ex-scream queen des années 80 en quête de respectabilité, une jeune fille se voit propulsée au cœur du film d'horreur qui a fait la renommée de sa maman et va devoir y affronter un boogeyman légendaire.


MON HUMBLE AVIS

Dans la production actuelle des films d'horreur pour adolescents, Scream girl se démarque du tout venant grâce à sa liberté de ton et son envie de rendre hommage à un genre particulier de l'horreur, le slasher. Plus particulièrement aux films se déroulant dans un camp de vacances où un enfant maltraité devenu adulte revient pour dégommer du libidineux boutonneux. Si le film renvoie à une kyrielle de références comme Vendredi 13 ou Sleepaway camp, on pense également à The Burning avec son tueur masqué au visage brûlé.

Le film commence néanmoins de manière assez tendre avec la relation très fusionnelle entre Max (Taissa Farmiga vue dans Mindscape ou American horror story) et sa mère comédienne Amanda (Malin Akerman), virant au cauchemar suite au décès de cette dernière. Une émotion que le réalisateur tentera d’insuffler en permanence dans son film au milieu d'un esprit déconnant, même si ce dernier est ancré dans un fantastique très original. En effet, Max et sa bande d'amis (dont Alexander Ludwig connu surtout pour être le fils de Ragnar Lodbrok dans la série Vikings) sont projetés dans le film Camp Bloodbath, film d'horreur typique des années 80 où jouait la mère de Taissa, lors d'une soirée organisée par des geeks vouant un culte au film.

C'est certainement la bonne idée du film, faire cohabiter des acteurs qui ne savent pas qu'ils jouent dans un métrage et des personnages transposés dans un univers décalé tentant de survivre au milieu d'un scénario qui avance quoiqu'il arrive. Ce décalage entre les deux mondes est source de comédie et de gags certes un peu lourds mais efficaces. Il faut dire que Camp Bloodbath est le stéréotype du film d'horreur avec bimbo décérébrée en quête de dépucelage et gros bras débile (Adam Levine dans le rôle de Kurt, plus idiot que toutes les "stars" de la téléréalité réunies). Scream girl joue donc avec ses clichés où le tueur est annoncé par une musique stressante, où les jeunes qui couchent se font dessouder dans une atmosphère de soap assez naïve. T

Todd Strauss-Schulson trouve une bonne harmonie entre les personnages, condamnés à être des clichés ambulants tout en utilisant la dérision. Le scénario télescope ainsi le film dans le film quand nos voyageurs du temps tentent de combattre le boogeyman avec l'aide des vrais-faux acteurs. Ce qui donne des scènes où l'anachronisme (l'utilisation du téléphone portable) et les bons mots (les références des 80's) se côtoient avec une réelle énergie communicative. A noter aussi des séquences intéressantes avec l'utilisation des ralentis ou des inserts d'écriture propres au film. Comme ils ont un temps d'avance et que le geek de service connaît le film par cœur, ils essaient de détourner les séquences à l'image de la saga Scream qui jouait déjà de ce postulat en imaginant les faits et gestes du tueur.

Un tueur qui manque un peu d'envergure dans un film qui rend un hommage à un cinéma un peu disparu sans jamais chercher à se moquer des codes inhérents au slasher malgré un manque de transgression évident. Les plus belles scènes sont d'ailleurs lorsque les flash-back apparaissent et que les personnages se fondent dans un écran noir et blanc. En revanche, le parti pris de ne pas montrer de sang, de gore, ni même de nudités (tout est hors-champs) ne permet pas au film de se déployer totalement. En effet, Scream girl (ou Final girls en VO qui se comprend mieux puisqu'il n'y a qu'une vierge qui peut tuer le méchant à la fin) ne va pas assez loin dans l'exploitation de son idée originale en ne jouant pas avec ce code le plus prégnant du genre.

Dommage, car on se demande vraiment si le film n'est pas voulu ainsi pour être grand public, alors que quelque part il clame son amour du genre en utilisant les références qui nous sont chères. Ceci semble confirmé par le bêtisier post-générique qui plombe la fin comme dans une banale JackyChanerie, alors que le climax de Scream girl est assez réussi et sympathique. Vraiment dommage.

 

NOTE : 4 / 6

Écrire commentaire

Commentaires: 0