749 chroniques de films

   31 chroniques de série

Ma pin-up du mois

L'as de pique
L'as de pique
PIFFF 2019
PIFFF 2019
Soirée "Ozploitation" à la Cinémathèque
Soirée "Ozploitation" à la Cinémathèque

Ma Blogothèque cinéphilique

Suivre le site
Suivre le site

Vendredi 27 juin 2014

 

Soirée Triangle des Bermudes

 

Après une soirée Bis déjà consacrée en janvier de cette année au triangle des Bermudes, la cinémathèque nous renvoie dans ses eaux troubles et mystérieuses où, décidément, il se passe bien des choses...

 

Bermudes : le triangle de l'enfer (Bermude : la fossa maledetta), le 1er film italo-espagnol, réalisé par Tonino Teodoro Ricci (1977) est un bon petit nanar qui a soulevé les rires amusés de l’assistance qui s’était massée dans la petite salle surchauffée (pas de clim) Georges Franju. Faut dire qu’entre la VF, les dialogues pleins de tautologie et le jeu des comédiens, le film valait son pesant de cahouettes.

Faute sûrement de moyens, les effets visuels se cantonnent à des maquettes de bateaux et d’avions filmés (dans un évier ?) comme si de rien n’était. Pour nous montrer qu’il se passe des choses bizarres, on entend des voix de femmes d’outre-tombe (à la limite de l’orgasme...) et une lumière bleutée apparaît. Suite au crash d’un avion (apparemment trouvé dans un Kinder) dans la zone maudite, affrété par une organisation peu recommandable et transportant des documents confidentiels, des plongeurs sont chargés de les récupérer contre une somme d’argent importante.

Le film commence comme un polar mais bascule bien vite dans le fantastique dès que les plongeurs s’engouffent dans les entrailles de la mer où se situe une sorte de fosse, d’où semble émaner une force surnaturelle. S’il y a bien une chose de réussie, ce sont les plans sous-marins et notamment les rencontres avec les requins qui pullulent. En fait, la bonne idée vient des séquences avec les requins, collés au sol, comme en état de léthargie, attendant les ordres à l’instar d’une escadrille de chasse prête à décoller. Sans oublier les très beaux plans des acteurs passant au milieu de ces requins alignés comme dans un parking. Là, pour le coup, il ne me semble pas qu’il y ait eu des trucages.

Hormis ce concept intéressant, le film tire un peu en longueur entre séjours sous-marin (Une cité engloutie, enfin un jeu de Légo, d’où émanerait ces phénomènes) et courses-poursuites à terre, dont une baston très drôle qui commence avec des flingues et finit en castagne (même avec une canne anglaise) façon catch (Pas mal de rires pour une scène qui se veut dramatique mais est désamorcée par la médiocrité involontaire). La fin du film est à l’avenant, un peu à l’image des acteurs qui paraissent en roue libre comme s’ils se foutaient du scénario. A noter, un des meilleurs moments du film, quand le héros prend une balle dans la colonne vertébrale et, après 2 ou 3 jours à l’hôpital, se remet sur pieds. Excellent.

Écrire commentaire

Commentaires: 8
  • #1

    Rigs Mordo (vendredi, 04 juillet 2014 13:30)

    J'aime bien les films "aquatiques", surtout s'ils sont bien bis. Celui-ci semble être de ce type et tu donnes bien envies, tout en faisant bien rire !

  • #2

    alice in oliver (vendredi, 04 juillet 2014 18:49)

    Et oui, les bermudes ont aussi inspiré le cinéma, surtout entre la fin des années 70 et le début des années 80. Je n'ai pas vu le film de Ricci parcontre

  • #3

    laseancearoggy (vendredi, 04 juillet 2014 20:19)

    A Rigs Mordo,
    Merci Rigs. J'espère que tu pourras le voir et rire comme moi :)

  • #4

    laseancearoggy (vendredi, 04 juillet 2014 20:25)

    A alice in oliver,
    C'est vrai que le nombre de films (surtout de nanars) sur le sujet est vraiment important. Il y avait déjà eu une soirée bis sur le triangle des bermudes que j'ai chroniqué.

  • #5

    Mr Vladdy (vendredi, 04 juillet 2014 21:11)

    La seule soirée bis que je me suis faite à la cinémathèque, c'était spéciale polar français des années 80 avec "Cross" (avec Sardou) que j'avais déjà vu et qui me fait toujours rire à force de se prendre au sérieux et "Le faucon" (avec Huster) assez risible mais drôle quand on est en condition ^^

  • #6

    laseancearoggy (vendredi, 04 juillet 2014 21:21)

    Cool que tu aies pu y participer au moins une fois. Tu comprends le sens de ces soirées bis. Je n'étais pas à cette séance "Polar" sinon on se serait croisés sans le savoir :)

  • #7

    Princécranoir (samedi, 05 juillet 2014 13:51)

    Pas très loin du "continent des hommes-Poissons" de Martino, ça me semble être un bon plan bis pour piquer une tête cette été. Je vais me renseigner pour avoir des billets ;)

  • #8

    laseancearoggy (samedi, 05 juillet 2014 17:58)

    Une programmation pour l'été et tu peux toujours plongé dans le triangle des Bermudes mais à tes risques et périls :)

Le 2e film, Dans les profondeurs du Triangle des Bermudes, est en fait un téléfilm américain, visiblement sorti en France, de Tom Kotani et datant de 1978.

Pas un chef-d’œuvre non plus, mais le début du film est plutôt bien tenu pour cette histoire de sirène monstrueuse. On n’est pas très loin de Splash, sauf qu’ici il y a une grosse tortue en guise de monstre des profondeurs.

Pitch : Deux enfants, Jennie et Magnus, voient éclore un œuf de tortue sur une plage des Bermudes. Cette petite tortue devient leur compagne de jeux jusqu’au jour où la fillette se noie et où la tortue disparaît. Plusieurs années après, Magnus revient sur l’île dans le but d’élucider la mort de ses parents. Deux biologistes, chargés par le gouvernement de percer le mystère des Bermudes l’accueillent.

Le film ressemble à une comédie romantique quand Magnus retrouve Jennie, mais là encore le regard bovin de Leigh Mac Closkey (Magnus) et les dialogues ridicules font comprendre rapidement pourquoi le métrage fréquente les soirées bis. Le réalisateur filme assez bien son histoire d’amour contrariée sur fond de musique 70’s (on dirait presque Love Story). L’ensemble est sympathique avec son côté film de monstre, savants fou et malédiction avec servante noire tendance vaudou. Mais, le clou du spectacle vient de l’acteur Carl Weathers (éternel Apollo Creed dans Rocky). Pas de son jeu d’acteur, assez bon et crédible en spécialiste des fonds marins (quoique avec sa carrure et ses chaussettes relevées...), mais plutôt de sa tenue vers la fin du film (tout en blanc avec un tee-shirt lui arrivant sous les pectoraux) qui a déclenché l’hilarité générale. Un must.

 

Du bon, du vrai, de la Série B !

C'est la meilleur tenue pour utiliser un bazooka-harpon. Collection Printemps-Eté de chez Lagardfeld
C'est la meilleur tenue pour utiliser un bazooka-harpon. Collection Printemps-Eté de chez Lagardfeld

Écrire commentaire

Commentaires: 4
  • #1

    Rigs Mordo (vendredi, 04 juillet 2014 13:32)

    Celui-ci semble bien cool aussi et la dernière photo est juste parfaite ! Merci pour ces découvertes, tu es un peu le reporter des soirées bis Roggy ! Ca donne envie en tout cas !

  • #2

    Dirty Max 666 (vendredi, 04 juillet 2014 18:58)

    Tes deux chroniques sont très drôles, Roggy, et bien dans l'esprit décontracté de ces deux péloches Bis. Et puis, la tof de Carl Weathers, elle tue (et ton commentaire aussi) ! Heureusement, il a pensé à se changer pour son rôle dans Predator !

  • #3

    laseancearoggy (vendredi, 04 juillet 2014 20:20)

    A Rigs Mordo,
    Juste pour cette fin avec un Carl Weathers et sa tenue hallucinante, le film vaut le détour !

  • #4

    laseancearoggy (vendredi, 04 juillet 2014 20:28)

    A Dirty Max 666,
    Merci Max pour ton commentaire. Pendant tout le film, Carl Weathers est habillé comme dans Rocky. On a l'impression qu'il va courir sur la plage avec son copain Stallone. Je ne comprends pas pourquoi le costumier lui a donné cette tenue ?