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SOIREE RENE CARDONA Jr.

 

René Cardona Jr est un réalisateur mexicain dont la famille travaille dans le cinéma (son père fut aussi metteur en scène et son fils le sera à son tour). Il réalise de nombreux films dont ceux de la soirée ont une connotation internationale. En effet, dans les deux productions, on retrouve des acteurs étrangers (Claudine Auger, Arthur Kennedy et même le réalisateur John Huston).

 

Le 1er long-métrage de la soirée fut Cyclone, une sorte de film d’aventures dans la lignée des films catastrophes des années 70, auxquels il emprunte pas mal d’idées. Ou même utilise le succès des Dents de la mer pour servir des séquences d’attaques de requins (présentes dans les deux films du soir).

L’histoire est assez simple. Suite à un cyclone, un avion se crashe en mer, un bateau de pêcheur et de tourisme sont coincés en mer. Une fois, tous ces survivants réunis dans le bateau qui est utilisé pour observer les fonds marins, l’attente des secours commence.

Cyclone devient alors un film de survie lorsque l’eau et la nourriture viennent à manquer. Que faire ? Se pose alors la question du cannibalisme comme mode de survie (après avoir boulotté le chien d’une manière assez radicale, sous les applaudissements et l’hilarité générale). Faut dire aussi que la VF n’arrangea pas les situations et les dialogues...

René Cardona Jr ne plonge pas le film dans le glauque et exploite au mieux la situation en mettant en avant les réflexions et les jugements de chacun (le prêtre s’y oppose) quant à consommer de la chair humaine pour survivre. Ces passages sont très réussis, aidés en cela par des idées de mise en scène. Le cadavre est découpé par le docteur du bateau, et les morceaux sont étalés littéralement sur le toit du navire pour sécher. Au fur et à mesure, les passagers grimpent pour manger dans une tension palpable et compréhensible.

Au final, Cyclone tient en haleine le spectateur dans ce film qui débute par une catastrophe et se termine comme une forme de film d’épouvante.

 

NOTE : 4 / 6

 

Le second métrage de la soirée, Le mystère du triangle des Bermudes, se classait dans la même veine des films catastrophes, puisqu’il conte la mésaventure d’un navire perdu dans un brouillard au milieu de la zone mythique. Les passagers, venus faire l’exploration des fonds marins à la recherche d’une cité engloutie, vont subir les affres de cette brume qui n’est pas du tout naturelle.

Ce film ressemble beaucoup à Cyclone par rapport au lieu de l’action, mais bascule très vite dans le fantastique, du fait du triangle des Bermudes. Au départ, le film est un peu confus et on ne comprend pas bien ce qui arrive à une goélette et un avion (des extra-terrestres ?). Pourtant, le métrage choisit son camp quand une poupée est retrouvée en pleine mer (soit). En effet, elle a un côté maléfique et va posséder la petite fille qui l’a recueillie, et l’obligée à commettre des crimes.

En plus de la menace de l’extérieur (le brouillard), la poupée, par l’intermédiaire de l’enfant commence à faire disparaître les occupants du bateau et quelquefois de manière sanglante. On retrouve aussi dans ce film des attaques de requins lors d’une sortie dans les profondeurs (très belle au demeurant) qui aura des conséquences graves pour un des personnages. Là aussi, le film devient un film d’épouvante, presque un film de poupée diabolique. Ce mélange des genres n’étant pas pour me déplaire.

La fin du film, qui comporte une révélation particulière, est nihiliste en diable, et renforce le côté surnaturel de l’ensemble.

 

NOTE : 4 / 6

 

Du bon, du vrai, de la Série B ! 

 

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