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Bonne année 2019 et bilan 2018

La tradition des vœux c’est surtout l’occasion pour moi de regarder dans le rétroviseur pour un petit bilan sans classement ni trompettes, mais faisant ressortir quelques pellicules qui m’ont marqué dans les salles de cinéma et dans les festivals que j’ai la chance de fréquenter (BIFFF, Etrange festival et PIFFF) voire sur des plateformes. Du fait d’un projet qui m’est cher et va bientôt se concrétiser, l’année ne fut pas très prolifique en quantité mais suffisante pour en extirper quelques souvenirs cinématographiques marquants.

 

Annihilation

A la fois immersif visuellement que sec dans sa narration, Annihilation est un véritable voyage en terrain inconnue où Natalie Portman se retrouve perdue dans un lieu enclin aux métamorphoses et aux faux-semblants. Sous prétexte d’une invasion extraterrestre, Alex Garland (Ex-Machina) construit un film fantastique atmosphérique aux frontières de l’ésotérisme jusqu’à un final grandiose et envoûtant.

 

Ghostland

Le dernier film de Pascal Laugier fait mal et s’avère sans concession même si la violence est également psychologique autour de la disparition et la séquestration d’enfants. Après un twist en plus milieu du récit, Ghostland bascule dans l’horreur plus frontale. Malgré quelques personnages stéréotypés, le film de l’auteur de Martyrs est une bouffée d’oxygène dans un cinéma horrifique exsangue d’œuvres originales et à la conception à moitié hexagonale.

 

Hérédité

Pour son premier long-métrage, Ari Aster frappe les esprits avec cette histoire de famille soumise au deuil faisant resurgir les fantômes du passé et les malédictions héréditaires. Portés par une Toni Colette et un Gabriel Byrne époustouflants de réalisme, Hérédité confine par instants au sublime grâce à la mise en scène enfantant une peur sourde et prégnante, rehaussé par des scènes mémorables qui hissent le récit vers l’horreur avec une grande facilité.

 

Sans un bruit

Film concept où le bruit devient une source de danger, Sans un bruit du duo (à la ville comme à l’écran) John Krasinski et Emily Blunt utilise à fond cette idée tout en restant divertissant. Un long-métrage maîtrisé malgré un script très balisé entre attaques de monstres attiré par le moindre soubresaut et communication par langage des signes. Un exercice de style plutôt réussi parsemé de séquences flippantes.

 

The cured

Avec ce petit film d’infectés irlandais, David Freyne renouvelle le genre en se focalisant sur le retour à la vie normale de ces exclus désormais soignés, mais rejetés par la société. Sans manichéisme, et proche de Le mort-vivant de Bob Clark, Ellen Page et le reste du casting évoluent au sein d’un long-métrage sobre mais efficace renvoyant à la situation politique de l’Irlande actuelle. Pas si mal vu la thématique ultra rabâchée.

 

 

Vus en Festivals :

Erementarri

Si le diable se cache dans les détails, il se pourrait bien qu’il ait investi la pellicule du réalisateur espagnol Paul Urkijo. Dans cette histoire issue du folklore basque et située au XIXème siècle, un forgeron revenu d’entre les morts cherche à se venger d’un petit démon. Flirtant avec les limites du ridicule avec son petit diablotin gouailleur (le film est en langue basque espagnol ce qui sied très bien au sujet), Erementarri ne franchit jamais le Rubicon de la gaudriole malgré un final forcément too much pour ce petit film fantastique drôle et méchant.

 

Freaks

Avec son air de pas y toucher en débutant comme un huis-clos horrifique, le film du duo Zach Lipovsky et Adam B. Stein se déploie progressivement jusqu’à une dernière partie trempant ses deux panards dans la SF avec une jubilation communicative. Nanti d’un budget ridicule de 2 millions de dollars, Freaks rend hommage à tout un pan du cinéma fantastique et réussit à s’extirper de son concept, mieux que ne le ferait un blockbuster ultra thuné actuel, grâce à un scénario inventif et malin et un casting parfait composé notamment d’Emile Hirsh et Bruce Dern.

 

Mandy

Panos Cosmatos, le fils de George Pan, réalisateur de Cobra, prend les commandes de cette œuvre hybride, atmosphérique et jouissive en filmant un Nicolas Cage halluciné dont le seul but est de venger sa femme massacrée sous ses yeux par les membres d’une secte. Mandy est à la fois une expérience sensorielle (le travail sur le son et la musique) et visuelle lorgnant du côté du cinéma satanique des 70's. Foisonnant de références et par moment foutraque, le film part en live dans sa deuxième partie à l'image d'un Cage décomplexé au milieu de motards sortis de l'enfer, de duels à la tronçonneuse et d'un final apocalyptique digne de Fulci. Un grand moment vu en salle, le pied quoi.

 

Ne coupez pas !

Construit comme une poupée russe, ce tout petit film du japonais Shin'ichirô Ueda raconte le tournage d'un film de zombies sans moyen et amateur qui part en cacahuètes. Tourné avec des bouts de chandelles (27 000 $) et réalisé en 8 jours, Ne coupez pas ! est ainsi un véritable hommage au cinéma en général et notamment aux horror movies confectionnés avec passion. La dernière demi-heure est hilarante et remet en perspective tout le début du film. Une vraie pépite à découvrir.

Upgrade

Petite série B sortie de nulle partie, ce second film de Leigh Whannell après Insidious 3 se range directement dans le rayonnage des bonnes surprises. S’attachant à son concept science-fictionnel de puce augmentant la capacité physique des humains sans chercher à régurgiter un discours engagé sur les ravages de la technologie. Au final, Upgrade remplit son office de film d’action bien shooté à la fois drôle et bien joué, renvoyant à une époque plus ancienne où sortaient des œuvres de jeunes réals telles que Robocop.

 

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