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PIFFF 2012

 

PALMARES DU PIFFF 2012

 

Prix du meilleur film : The Body – Oriol Paulo (Espagne – 2012)

 

Mention spéciale : The Cleaner – Adrian Saba (Pérou – 2012)

 

Prix du Public : Citadel – Ciaran Foy (Irlande – 2012)

 

SOIREE D'OUVERTURE

 

Après les traditionnelles présentations du jury et des différentes sections du programme, place au spectacle avec le court-métrage belgo-français, Mort d'une ombre. Agréable surprise pour ce petit film où Nathan Rijckx (l'excellent Matthias Schoenaerts vu dans Bullhead ou De rouille et d'Os) capture les ombres des gens qui sont sur le point de mourir pour alimenter la collection d'un mystérieux personnage.

Ce film du réalisateur Tom Van Avermaet est une réflexion sur la mort et sur l'amour absolu. Doté d'une très belle photographie, le court-métrage, au charme suranné, se laisse suivre avec plaisir avec son histoire d'amour à distance, vécue par procuration, au travers de la focale de l'appareil saisissant le dernier souffle des victimes.

 

JOHN DIES AT THE END 2012 - USA - Don Coscarelli

 

Dernier film de Don Coscarelli, un réalisateur qui m'est cher (voir sa fiche dans "Mes réalisateurs préférés").

C'est une œuvre complètement délirante, à la limite du loufoque et du non-sensique. A ce titre, le début est assez déroutant et on comprend le scénario au fur et à mesure du métrage. Don Coscarelli nous perd volontairement dès le départ (on ne pipe pas grand chose !) entre imaginaire débridé et réalité absurde, en jouant sur les paradoxes temporels. Une des meilleurs scènes du film reste la séquence de communication avec un personnage décédé grâce à un hot-dog transformé en téléphone...

Même si les effets spéciaux sont à la hauteur, il règne une atmosphère de films indépendants. En effet, les acteurs manquent de charisme et l'humour est quelquefois … pas drôle (!?!). Du coup, l'ensemble a du mal à être consistant, à se lier malgré quelques scènes et l'enthousiasme du projet. Au final, de bonnes idées qui parfois rappellent la folie de Donnie Darko mais la sauce a du mal à monter. Il me semble que ce n'est pas son meilleur film.

 

Note : 3- / 6

 

CRAVE – 2011 – USA – Charles de Laurizika

 

Photographe de scènes de crimes, Aiden est progressivement rongé par la violence qui l’entoure et sombre dans une paranoïa sans retour.

 

Film étrange que ce Crave, à la frontière du fantastique et du film romantique. Le réalisateur instaure une ambiance très underground avec sa vision des rues de Détroit. Bien évidemment, on pense aux films urbains de Scorcese, mais aussi au récent Drive. C'est un film au propos original, mais dont le manque d'empathie pour lui ne permet pas de rentrer totalement dans le propos du film. D'aucuns me diront que c'est fait normal puisque le personnage principal est un quidam lambda à la vie monotone, qui va être confronté à des événements réels ou imaginaires. Certes.

Néanmoins, il faut saluer ce premier film au scénario riche en folie (le héros se parle à lui-même) et la présence imposante et sympathique de Ron Perlman en flic désabusé.

 

Note : 4- / 6

 

IN THEIR SKIN (REPLICAS) – 2012 – Canada – Jeremy Power Rengimbal

 

C'est également un premier film. Un "Home invasion" dans la plus pure tradition, In their skin possède des acteurs de qualité, notamment un qui ressemble à Anthony Perkins jeune !

Pour le reste, même si le film se laisse suivre agréablement, il manque un peu de folie dans l'ensemble. C'est un peu trop sage et on aurait préféré que le déroulement de l'action soit moins prévisible.

Par ailleurs, autre problème, le film n'est pas dérangeant même quand il est censé l'être. Le métrage bénéficie pourtant d'une belle photo et d'un tournage en cinémascope.

 

Note : 3 / 6

DOOMSDAY BOOK – 2012 – Corée-du-Sud – Kim-Ji Woon et Pil Sung Yim

 

Comme c'est bientôt, il fallait bien un film sur l'apocalypse. C'est le concept de ce film coréen à sketchs réalisé par des réalisateurs différents et qui recèle trois segments ayant pour point commun la fin du monde.

Le 1er et le dernier sketch sont très drôles. Le 2nd est plus philosophique. Dans le 1er segment, la population est contaminée par un virus émanant de la viande. Le trajet de la viande du début du métrage, de la vache à l'assiette, est très réussi. Par la suite, on se retrouve avec un film de zombies plutôt bien troussé.

Le 2nd segment est plus sérieux. En effet, il se rapproche de la philosophie bouddhiste avec ce robot qui prend vie et devient une sorte de Dieu qui aurait trouvé la sagesse éternelle. Malgré une émotion un peu trop surjouée, le huis-clos est passionnant dans sa réflexion philosophique sur la place de l'homme et de la machine.

Enfin, le dernier segment est le plus délirant puisque une boule de billard géante va entrer en collision avec la Terre !!!

Film très drôle, bien joué, qui est à la fois émouvant et absurde. Il se permet même une dénonciation des médias. Ces passages sont particulièrement savoureux.

Au final, un ensemble hétéroclite, mais intéressant sur la forme et le fond.

 

Note : 4 / 6