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THE STRAIN

 

Saison 3 : 10 épisodes

Durée : 42 minutes par épisode

Date de création : 2014

Créateur : Guillermo del Toro, Chuck Hogan

Pays : USA

Acteurs : Corey Stoll, David Bradley, Kevin Durand...

 

4/6

 

Pitch : Le Docteur Ephraim Goodweather et son équipe poursuivent leur lutte pour sauver l’humanité. Radié par le gouvernement fédéral, le peuple de New York doit se battre seul pour survivre : la ville est désormais changée en un immense champ de bataille.

 

Nous avions quitté nos héros en mauvaise posture après la mort de Nora et la disparition de Zack, le fils du Docteur Eph Goodweather. La saison 2 s’achevait surtout sur un goût d’inachevé et une moins bonne impression que la saison initiale, comme si le show végétait gentiment sans parvenir à créer de nouveaux enjeux. C’était sans compter mon ami Pascal qui me poussait à (enfin) mater une saison 3 censée relever le niveau et redonner ses lettres de noblesse à la série. Venez donc voir si le petit belge à lunettes a sauvé sa peau ou s’il a fini en brochette avec deux trous dans l’abdomen et le corps exsangue...

 

Pascal où t’es ?

Dès le départ, on comprend que la situation mondiale a dégénéré en quelques semaines, tous les pays subissant désormais l’invasion vampirique. Visiblement, Guillermo del Toro (encore producteur exécutif) et Chuck Hogan ont étiré la série sur 4 saisons alors que le matériel d’origine ne contenait que 3 tomes. Ce qui se ressent forcément sur la longueur malgré une saison 3 beaucoup plus pêchue que la précédente privilégiant les scènes d’action dans un New-York pris d’assaut par des hordes de vampires faisant désormais la loi. Face à eux, la maire Justine Feraldo (Samantha Mathis) tente de maintenir l’ordre dans un premier temps avant de mener la contre-attaque et reprendre le terrain, notamment les sous-sols où se terrent les créatures de la nuit.

Le sous-sol de la peur

Avec à leur tête comme conseiller le dératiseur Vasily Fet (Kevin Durand), les troupes d’élite de la police sont envoyées dans les égouts et les tréfonds de la ville afin de dénicher les fameux Strigoïs lors de séquences d’action nombreuses et violentes tandis qu’à l’air libre les combats se poursuivent. Ces soldats surarmés sont également aidés par des prisonniers (dont notre jeune mexicain et son acolyte catcheur) auxquels ils donnent des armes sommaires et les obligent à débusquer leurs ennemis. Cette partie ne semble pas très crédible et on se pose l’efficacité de la procédure. D’autant plus que les créatures font valoir des aptitudes pour neutraliser leurs adversaires grâce à un système de communication intégré à leur cerveau les reliant entre elles.

Le cousin du Dr Frankenstein

Parallèlement aux combats, le Docteur Eph Goodweather (Corey Stoll) et Dutch (Ruta Gedmintas) avec laquelle il se rapproche, mènent des expériences sur des créatures capturées en guise de cobayes n’hésitant pas à leur pratiquer des trépanations afin de comprendre cette forme de langage commun leur permettant de se coordonner dans les attaques. Le deuxième objectif s’avère de bloquer les transmissions du Maître ce qui a pour effet de désorienter tous les vampires. Ces séquences de laboratoire sanglantes et réalistes font penser aux films de savants fous ou les longs-métrages dans lesquels le Docteur Frankenstein dépiaute et remonte des cadavres. Si Eph se démène pour aboutir à un résultat, il est aussi préoccupé par le sort de son fils Zack.

Son of a bitch

Un fils désormais sous le joug de sa mère qui entretient cette relation artificielle en lui faisant croire que les vampires ne sont pas agressifs et que même le Maître serait bienveillant. Refrénant ses pulsions, grimée et recouverte d’une perruque, Kelly Goodweather (Nathalie Brown) conditionne Zack pendant son emprisonnement et lui adjoint même une enfant-vampire comme un petit chien de compagnie. Ce qui aura des conséquences sur le petit garçon et le basculement de son esprit (on entrevoit des accointances avec le personnage de Carl dans The walking dead), développant des reproches récurrents contre son père. Son destin semble dès lors tracé sous la tutelle de sa mère, mais également celle attentive de Thomas Eichhorst (Richard Sammel).

Plan from outer space

Parce que dans l’ombre, le Maître et ses sbires préparent un plan diabolique pour anéantir toute l’humanité. Alliés à différents humains plus ou moins recommandables comme le richissime Eldritch Palmer (Jonathan Hyde), la communauté des vampires fait venir de vieux sarcophages (un peu comme l’histoire originelle de Dracula) renfermant une arme de destruction massive avec notamment l’aide d’un Eichhorst toujours aussi jouissif dans son machiavélisme et son allure d’officier allemand. Le scénario multiplie les points de vue et le combat en parallèle de Palmer, qui joue un double jeu, pour retrouver les sarcophages n’est pas des plus intéressants à mon sens.

Où est le Maître ?

Pendant ce temps-là, Abraham Setrakian (David Bradley) et le vampire-allié Quinlan (Rupert Penry-Jones) trop peu exploité à mon sens, essaient de déchiffrer l’Occido Lumen pour comprendre comment détruire le Maître qui n’apparaît réellement jamais en face d’eux, mais toujours au travers de personnages dont il prend le contrôle mentalement. Une recherche difficile alors que les créatures à dents longues investissent de plus en plus l’espace vital humain au point de prendre possession de presque tout New-York. D’ailleurs, on regrettera que le sort tragique de certains personnages soient trop vite expédié, la faute peut-être à un manque de moyens qui se fait sentir de façon prégnante dans toute la saison. Malgré quelques plans larges montrant des centaines de Strigoïs déferlés dans les rues, force est de constater que les affrontements se résument à quelques adversaires coincés au fond de couloirs exigus ou dans des moitiés de rue.

Malgré ces quelques accrocs à l’instar de la gestion du temps et de la facilité de circulation de certains protagonistes au regard de la situation (un problème récurrent dans le show), cette saison 3 relève le niveau de la précédente et semble faire la transition avant la conclusion. On verra bien si Pascal m’obligera à visionner cette 4e saison et en faire un retour. Sauf si elle n’apporte rien à la série (même si j’en doute et que j’aurai envie de boucler la boucle) ou que mon ami belge ait définitivement mué en créature de la nuit, courant partout comme un animal en rut la bouche ouverte en cherchant à sustenter sa soif. Certains de ses proches me disent que c’est déjà le cas…

 

Commentaires: 8
  • #8

    Roggy (mercredi, 06 juin 2018 20:27)

    Pas lu les bouquins donc je ne peux pas comparer. Pour ton info, il y a même une saison 4 :)

  • #7

    Princécranoir (mercredi, 06 juin 2018 16:03)

    Un ami qui a été emballé par le roman a été très déçu par l'adaptation en série. N'ayant du coup même pas tenté la saison 1, je suis surpris qu'il y ait jusqu'à une saison 3.

  • #6

    Roggy (dimanche, 03 juin 2018 19:40)

    Si la 1ère saison est intéressante, force est de constater que la suivante est un peu plus décevante avec une relance sur cette 3e année. J'avoue que le show peut avoir des longueurs.

  • #5

    titi70 (samedi, 02 juin 2018 17:56)

    J'ai tenté il y a pas mal de temps la saison 1 de cette série, mais, j'avais eut du mal à accrocher, et pourtant, j'aime les histoires de vampires. Il faudra que je retente le coup et que je vois la suite.

  • #4

    Roggy (mardi, 29 mai 2018 18:48)

    A Alice in oliver
    Les maquillages des vampires ressemblent beaucoup à ceux de Del Toro dans ses films en fait...

  • #3

    Roggy (mardi, 29 mai 2018 18:47)

    A Pascal,
    Je te remercie encore pour la saison 3... même si j'ai compris que la dernière laisse à désirer ;)

  • #2

    alice in oliver (mardi, 29 mai 2018 10:06)

    Je ne connaissais même pas l'existence de cette série et elle ne m'intéresse guère. Par exemple, je trouve les maquillages assez grossiers sur les images exposées dans la chronique de cette série TV.

  • #1

    Pascal (mardi, 29 mai 2018 08:14)

    Quel honneur ! :). Content que tu aies apprécié en tt cas. Pour la 4...comme déjà dit, à voir pr que la boucle soit bouclée mais franchement, là, quelle dégringolade...