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THE STRAIN

 

Saison 2 : 13 épisodes

Durée : 42 minutes par épisode

Date de création : 2014

Créateur : Guillermo del Toro, Chuck Hogan

Pays : USA

Acteurs : Corey Stoll, David Bradley, Kevin Durand...

 

 

3/6

Dans le dernier épisode de la saison 1, nous avions laissé nos héros après un combat face au maître des vampires qui parvenait malgré tout à s’enfuir. Toujours lancés à sa poursuite, les personnages de The Strain tentent encore, dans cette 2e saison, de le retrouver pour le détruire et éviter une apocalypse sur Terre. C’est donc reparti pour ce show fantastique conçu par le célèbre réalisateur Guillermo Del Toro et son acolyte Chuck Hogan avec une nouvelle saison censée apporter certaines réponses et développer une mythologie autour du vampirisme.

Virus contre virus

Le gros enjeu de cette 2e saison continue à être l’annihilation des vampires en créant un anti-virus dans le but de combattre la transmission de cette maladie (puisque le vampirisme est présenté de la sorte). Le Docteur Ephraim Goodweather (Corey Stoll), aidé par Nora Martinez (Mia Maestro) essaie de trouver une solution en étudiant l’évolution des mutations grâce notamment à des dissections d’infectés, jusqu’à tenter de diffuser un antidote auprès des autorités. A leurs côtés, on retrouve la même équipe que précédemment à savoir Abraham Setrakian (David Bradley), Vasily Fet le dératiseur violent (Kevin Durand) ou encore la blonde Dutch (Ruta Gedmintas). Ce groupe de résistants vit dans un même lieu retranché leur servant de QG pour préparer la riposte.

La lignée bat de l’aile

Sauf que… globalement le spectateur reste sur sa faim en terme d’enjeux et même en ce qui concerne l’action. Si dans la première saison on pouvait encore se raccrocher à quelques épisodes soutenus réalisés sans temps morts et à des séquences à l’iconographie magnifique proche du bestiaire de l’auteur d’Hellboy, force est de constater que cette séquelle a bien du mal à trouver un rythme de croisière et à intéresser sur la longueur et ce, malgré le faible nombre d’épisodes. Globalement, on prend les mêmes personnages et on recommence la lutte du bien contre le mal. Cette fois-ci le Maître se réincarne dans un nouveau corps plus jeune et continue d’essayer de déployer ses troupes dans une ville de New-York devenue le théâtre d’affrontements quotidiens.

New-York ne répond plus

Quoique, on peut se poser légitimement la question de la véracité des événements. En effet, la menace est encore plus prégnante dans cette 2e saison mais on n’a toujours pas l’impression d’un véritable chaos alors que la journée on voit des habitants courir dans tous les sens, certains armés, d’autres pillant les magasins. La nuit, c’est encore pire puisque les créatures de la nuit sortent pour se nourrir. Or, on ne voit quasiment jamais les représentants de la police. On voit bien des immeubles en feu et on entend des sirènes de police mais c’est quasiment tout comme si la ville vivait presque normalement, y compris dans le secteur infesté de vampires et bouclé à double tour par les autorités. A tel point que les gangs armés font régner la loi dans leur quartier comme dans un remake de New-York 1997 au milieu d’une quarantaine dont la gestion par l’administration (notamment le maire et son adjointe) est particulièrement mal retranscrite.

 

House of Strain

Tout un pan de cette 2e saison tourne aux règlements de compte pour obtenir le pouvoir entre le personnage du maire, son adjointe Justine Feraldo, interprétée par Samantha Mathis, et Eldritch Palmer grand magnat de la finance (Jonathan Hyde) qui s’est accoquiné avec le grand ponte des vampires qui l’avait sauvé d’une maladie incurable. Ces séquences sont certainement les plus faibles de la saison et n’apportent pas grand-chose à l’histoire à mon sens. A l’instar de l’épisode où l’île est prise d’assaut par les vampires et protégée par la population ralliée grâce à la pugnacité de Feraldo. En plus de scènes d’action bien mollassonnes, ce dénouement est amené de façon trop rapide (et irréaliste) comme dans une série lambda telle que Under the dome par exemple. On n’y croit pas un instant même si des vampires décapités ornent l’entrée des barricades pour montrer la détermination des humains.

Héros secondaires

Il en est de même avec les autres personnages secondaires tel que l’ancien membre de gang mexicain reconverti en homme de main de la branche des vampires luttant contre le Maître, dont les motivations restent toujours aussi floues. Son histoire d’amour avec la fille d’un ancien catcheur masqué héros de films mexicain à la Santo, et qui combattra auprès de lui, est assez insipide et nuit au rythme ainsi qu’à l’intérêt de l’histoire principale (hormis la reconstitution d’un film des années 50 mettant en valeur ce personnage sentant bien la patte de Del Toro). En revanche, on sera plus clément avec l’arrivée d’un vampire encapuchonné en nemesis du Maître et combattant hors pair bien dans la lignée des héros Del Torien. Ce vampire relance quelque peu le suspens même si son personnage semble sous-exploité au regard de ses capacités et de son design.

Dans la peau de Christopher Waltz

Autre personnage à reprendre un peu du poil de la bête et à devenir très intéressant, Thomas Eichhorst (très bon Richard Sammel). Un officier nazi transformé en vampire, lieutenant du Maître, hâbleur et à l’humour se rapprochant du personnage de Christopher Waltz dans Inglorious basterds. Un personnage emblématique qui aura son épisode personnel à l’aide de flashbacks pour détailler son origine pendant la seconde guerre mondiale. Des retours en arrière donnant une légitimité et un background aux héros de la série (comme Setrakian ou certains vampires) au sein de la grande Histoire comme c’était déjà le cas dans la saison 1.

La mère des vampires

En réalité, la bonne idée de la saison 2 est le retour de la mère de Zach (Max Charles) qui ressemble comme deux gouttes d’eau au personnage de Carl dans Walking dead. Ranimée par le Maître pour qu’elle se rapproche le plus possible de son humanité, notamment en retrouvant la parole, Kelly Goodweather (Nathalie Brown) est envoyée pour récupérer son fils en se maquillant et en jouant sur la fibre familiale (sachant que Zach est en conflit avec son père Ephraïm). Elle est ainsi accompagnée de jeunes enfants (des aveugles issus d’une école spécialisée sont vampirisés) chargés de retrouver la trace du petit garçon comme l’auraient fait des chiens de chasse. Sans doute les meilleures séquences de cette saison 2.

Le livre des morts

Un des gros enjeux de cette saison est aussi la recherche d’un livre très ancien et mythologique nommé l’Occido Lumen. Un livre censé révélé aux humains les différentes possibilités pour détruire les vampires et surtout le Maître. Comme une espèce de Necronomicon, l’Occido Lumen génère des luttes acharnées (déjà Setrakian le cherchait après la 2nde guerre mondiale) et une transaction s'organise alors où toutes les différentes factions vont essayer de le récupérer.

Cheap and fish

D'une manière générale, cette 2e saison est assez pauvre en rebondissements et on pourrait dire que ça se voit à l'écran. Les effets spéciaux ne sont pas toujours à la hauteur et, hormis quelques opérations sur des vampires, le show perd en violence et le sang se fait plutôt rare si on le compare à la saison précédente. La saison laisse l'impression qu'elle a été tournée dans quelques quartiers sans argent et peu de figurants. Certes, les maquillages des créatures sont toujours agréables mais il manque quelque chose pour éviter le côté cheap de l'entreprise. Par exemple, le moment où Vasily Fet veut détruire tout un immeuble et l'explosion fait juste effondrer un toit (comme par hasard d'ailleurs au milieu d'un combat...) montrant les limites budgétaires.

 

Au final, The Strain saison 2 est réellement décevante si on la compare à la première saison. En effet, elle ne capitalise pas sur son pitch intéressant et ne parvient pas à suffisamment développer les enjeux principaux. Peut-être parce-qu'il y a trop de personnages et d'histoires secondaires. A voir si la saison 3 sera de bien meilleure facture.

 

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Commentaires : 4
  • #1

    Avel (mercredi, 01 février 2017 10:39)

    Coucou :)
    Bah moi aussi j'ai été un peu déçue de cette seconde saison. Et puis y'a des longueurs inutiles qui ralentissent le rythme.
    J'ai trouvé la saison 3 bien meilleure ^^

  • #2

    Roggy (mercredi, 01 février 2017 13:50)

    Je suis content d'attendre que la 3e saison est bien meilleure !

  • #3

    Moskau (samedi, 04 février 2017 22:17)

    J'avais trouvé la première saison un peu molle du genou. A priori, la suite ne m'aurait pas plus emballé que ça...

  • #4

    Roggy (dimanche, 05 février 2017 14:32)

    Je te confirme que la suite est en-deçà à mon sens.

Commentaires : 0