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TURBO KID


GENRE : Atomic cyborg

REALISATEUR : François Simard, Anouk Whissell, Yoann-Karl Whisselle

ANNEE : 2015

PAYS : Canada/Nlle-Zélande

BUDGET : 2 500 000 $

ACTEURS PRINCIPAUX : Munro Chambers, Laurence Leboeuf, Michael Ironside...


RESUME : The Kid, un orphelin timoré qui tente de survivre dans les ruines d’un monde en déliquescence, va devoir affronter le terrible Zeus et sa horde de barbares, pour sauver la belle Apple.


MON HUMBLE AVIS

Dès la 1ère séquence, on sait que le film est réussi. Une présentation rapide par une voix-off sur le monde post-apocalyptique et l'apparition du héros, The kid (Munro Chambers) donnent le ton du film. On est en 1997 et la musique du générique qui tourne dans un walkman rappelle cette époque-là (un peu la même sensation que pour Les gardiens de la galaxie). Alors que l'on pourrait tomber très vite dans le ridicule, le monde imaginée par les réalisateurs fonctionne parfaitement. On y croit de bout en bout. Pourtant, les personnages se déplacent en BMX et portent des tenus dignes d'un post-apo italien.

Malgré tout, le scénario est cohérent et les acteurs sont parfaits dans leur rôle, créant une réelle empathie, notamment le couple formé par le kid et Apple (Laurence Leboeuf). Sans oublier cette bonne vieille baderne de Michael Ironside dans le rôle de Zeus, le méchant de service. Turbo kid crée sa propre identité, son univers tout en rendant hommage au cinéma de genre. Les références sont pléthores à l'image du monde dévasté proche de celui de Mad Max (jusqu'au personnage de Skeletron) ou à celui de Cherry 2000. On notera même que la trame de fond est un remake de Conan le Barbare (Kid tombe dans un trou et trouve une arme qui lui servira à venger sa famille dont il retrouvera les assassins).

Tout en mettant en image un monde crédible, les réalisateurs n'en oublient pas pour autant l'auto-dérision. L'humour et les bons mots fusent sans jamais jouer la surenchère pour un résultat en adéquation avec un scénario simple mais efficace. Côté action, les combats sont à la fois drôle, hyper violents et très gores (on pourrait même penser au manga Ken le survivant), mais toujours dans un esprit festif et généreux. Le film pue l'amour du genre et la nostalgie (le kid s'identifie à un héros de Comics) d'un cinéma des années 80-90 aujourd’hui presque disparu, où les survivants se battent entre eux, affublés derniers oripeaux de l'humanité.

Turbo kid est donc un film totalement réussi sur la forme (des poursuites à vélo quand même !), duquel il se dégage un charme contaminant, inhérent aux grands films. A voir absolument et à quand une suite ?


Note : 5 / 6

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