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THE QUIET ONES

 

GENRE : Footage vintage

REALISATEUR : John Pogue

ANNEE : 2014

PAYS : UK/USA

BUDGET : ?

ACTEURS PRINCIPAUX : Jared Harris, Sam Clafin, Erin Richards..

 

RESUME : Inspiré de faits réels, The Quiet Ones raconte l'histoire d'un professeur orthodoxe qui utilise des méthodes controversées et se sert de ses meilleurs élèves pour tenter une dangereuse expérience.

 

MON HUMBLE AVIS

The quiet ones fait partie de la vague post-réincarnation du mythique studio Hammer, à l’instar de La dame en noir et Wake wood. Si c’est deux premiers films étaient réussis et sympathiques, le film de John Pogue, connu pour En Quarantaine 2...., n’atteint jamais les sommets de l’épouvante auquel il était destiné.

Pourtant, le film démarre sous les meilleurs auspices avec un générique à base de reproductions de dessins et de livres évoquant le diable ou la sorcellerie. De la même manière, la scène explicative dans un amphithéâtre donne une approche scientifique aux phénomènes paranormaux. En peu de temps, les faits (tirés d’une histoire apparemment vraie) sont évoqués et on comprend bien vite le nœud de l’intrigue. Le professeur Joseph Coupland va essayer de démontrer que la jeune Jane Harper n’est pas réellement possédée mais qu’elle crée elle-même ses propres démons, avec pour objectif de la guérir.

Pour se faire, le professeur, assisté d’étudiants et d’un cameraman, Brian, pour apporter une preuve au Monde, va s’enfermer dans une vieille maison qui deviendra le théâtre de ses expériences. Présenté comme ça, The quiet ones donne plutôt envie. Le problème est que le film ne tient pas vraiment toutes ses promesses. Car, une fois dans la maison, il se contente de recycler tout ce qui a marché dans Sinister, The Conjuring ou Insidious pour ne citer qu’eux, pour le côté entité maléfique ayant pris possession des lieux et des corps. Même si le film se passe dans les années 70, les scénaristes profitent aussi du phénomène found footage pour utiliser (certes sans trop d’exagération) les images de Brian. La mise en scène alterna entre les deux points de vue quand la caméra ne sera pas présente (au moins, une idée crédible).

Toute une série d’expériences à base d’hypnose, de régression temporelle vont être réalisées pour invoquer une certaine "Ivy" que seule Jane serait capable de faire apparaître. Des séances de spiritisme qui déboucheront sur des bruits sourds, des objets qui volent et des lampes qui éclatent. Des scènes répétitives qui ne font pas vraiment avancer l’histoire, d’autant plus qu’elles s’enchaînent sans réels liens entre elles, comme si elles n’étaient pas complètement abouties. Le film patine donc quelque peu entre une Jane Harper (Olivia Cooke) séductrice à la personnalité complexe qui ressemble à Regan dans l’Exorciste 2 : l’hérétique, et un Jared Harris en professeur qui tente de garder le contrôle, notamment des étudiants qui commencent à avoir certains doutes sur le bien fondé de son entreprise.

La fin du film amène des révélations sur l’origine de l’entité et sur les motivations du professeur pour essayer de relancer l’intérêt. Un peu tard pour un film qui n’apporte pas grand-chose de nouveau au genre. Dommage, car l’idée était intéressante, mais aurait mérité un traitement différent, plus clair sur la forme (les scènes se goupillent mal entre elles) et sur le fond, une meilleure utilisation des éléments fantastiques et historiques auxquels The quiet ones tend à se rapprocher.

 

NOTE : 3 / 6

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Commentaires: 4
  • #1

    Rigs Mordo (vendredi, 29 août 2014 21:25)

    Visiblement, à part La Dame en Noir, la Hammer a bien du mal à retrouver sa forme d'antan... Ils devraient tenter des sujets plus originaux que du Insidious/Conjuring-like. Je verrai sans doute le film, parce que Hammer (je dis ça mais je n'ai pas encore tout vu) mais je n'en attendrai pas grand-chose...

  • #2

    laseancearoggy (vendredi, 29 août 2014 21:29)

    J'avais bien aimé "Wake wood" et son ambiance rednecks british assez sanglant. Sinon, le retour est plutôt douloureux effectivement. Je ne sais pas ce qu'il faudrait mais, comme pour les films que tu cites, il faut un bon script et un réalisateur au niveau.

  • #3

    Dirty Max 666 (samedi, 30 août 2014 15:30)

    J'ai l'impression que la Hammer se cherche encore et a bien du mal à trouver son chemin. Dommage...

  • #4

    laseancearoggy (samedi, 30 août 2014 18:16)

    Tu as bien raison et il leur surtout un vrai succès comme "La dame en noir", succès critique plus que financier.