708 chroniques de films

  30 chroniques de série

Ma pin-up du mois

Devine qui vient dîner le 31 ?
Devine qui vient dîner le 31 ?
PIFFF 2018
PIFFF 2018
Soirée "Ozploitation" à la Cinémathèque
Soirée "Ozploitation" à la Cinémathèque

Ma Blogothèque cinéphilique

Suivre le site
Suivre le site

 

POINT LIMITE ZERO

 

(Vanishing point)

 

  

 

GENRE : Easy Rider

REALISATEUR : Richard C. Sarafian

ANNEE : 1971

PAYS : USA

BUDGET : ?

ACTEURS PRINCIPAUX : Barry Newman, Cleavon Little, Dean Jagger...

  

RESUME : Kowalski, un ex-flic vétéran du Vietnam, champion de stock-car, parie qu'il ralliera Denver à San Francisco en moins de quinze heures. Les policiers de Californie et du Nevada ne tardent pas à se mettre à sa poursuite ...

 

MON HUMBLE AVIS : 

Il souffle un vent de liberté sur cette production toute droite sortie des années 70. L’Amérique est le royaume de la voiture, et ce film en est un des symboles. A bord de sa Dodge banche, le héros, "Kowalski", fonce tête baissée à la barbe et au nez de la police. Tel un chevalier solitaire, il traverse une Amérique période hippie au son d’une musique soul empreint de liberté.  

Aidé par un animateur radio noir et aveugle, Kowalski défie l’autorité et devient le symbole d’une Amérique libre et rébelle. Les moments de bravoure s’enchaînent au rythme des riffs de guitares des tubes qui passent à la radio. En cela, le film est proche du fabuleux Larry le dingue, Mary la garce de John Hough.  

Road movie sous acide (au sens propre comme au figuré), le métrage est une course-poursuite de presque 1h30 dans des paysages à couper le souffle, comme si la voiture transportait le héros vers les grands espaces de sa tragédie.  

Le scénario n’est ici qu’un prétexte aux cascades et à l’iconisation de ce cousin américain de Mad Max, tous deux héros mutiques des temps modernes, chevauchant leur bolide.

Vanishing Point annonce les films sur la guerre du Vietnam mais aussi montre le racisme ambiant de cette Amérique blanche. Il trahit aussi une forme d'insouciance qui caractérisait cette époque, où tout semblait possible, où aucune limite n'était infranchissable.

 

NOTE : 5 / 6 

Écrire commentaire

Commentaires: 3
  • #1

    Mr Vladdy (mercredi, 16 avril 2014 01:12)

    Celui là aussi il me semble ne jamais en avoir entendu parler mais en revanche il me tente déjà nettement plus. A l'occasion, j'essaierai de le voir ;)

  • #2

    Princécranoir (mercredi, 16 avril 2014 11:06)

    Bonne idée que de promouvoir les qualités de ce film magistral et culte. Sarafian, disparu il y a peu, doit un renouveau de popularité pour ce film grâce notamment à Tarantino qui l'a remis à l'honneur dans "boulevard de la mort". C'est un véritable manifeste de la contre-conlture américaine, un film désenchanté et nihiliste comme pouvaient l'être à la même époque "Easy rider" ou "Punishment Park". Incontournable.

  • #3

    laseancearoggy (mercredi, 16 avril 2014 11:10)

    Tu as raison, Tarantino lui rend hommage avec "Boulevard de la mort" (même si je n'ai pas aimé le film). Une autre époque. Il faut que je voie "Punishment Park". Merci de me le recommander.