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THE GUEST

 

GENRE : Devine qui vient dîner ?

REALISATEUR : Adam Wingard

ANNEE : 2015

PAYS : USA

BUDGET : ?

 

ACTEURS PRINCIPAUX : Dan Stevens, Maika Monroe, Leland Orser ...

 

RESUME : Un soldat s'investit auprès de la famille d'un ancien camarade tombé au combat. Mais il devient un danger pour ces gens dès lors qu'ils découvrent les dangereux secrets de son passé.

 

 

MON HUMBLE AVIS

Adam Wingard avait émoustillé le petit monde de l’horreur avec son surestimé home invasion You’re Next, après des segments pour les films à sketchs V.H.S. Il revient avec un thriller hard-boiled mélangeant plusieurs styles. Un patchwork d’influences avec en tête les séries B d’action des 80’s.

Le réalisateur et son scénariste ne s’embarrassent pas des préliminaires. Dès que la porte s’ouvre, on sait déjà que David (Dan Stevens, vu dans la série Downtown Abbey), sourire carnassier aux lèvres, est un prédateur qui s’invite dans la demeure d’une famille innocente. Il s’introduit dans la maison comme l’aurait demandé un vampire sous prétexte qu’il est un ami de Caleb, le fils disparu au combat. Dès lors, grâce à sa bienveillance et son charme naturel, David s’impose dans la famille comme un substitut à Caleb. Dan Stevens est parfait en ange blond démoniaque, ersatz physique d’un Ryan Gosling dans son rôle mutique de Drive et d’un Michael Dudikoff échappé d'American Warrior.

Cette référence n’est pas usurpée car on a l’impression d’être dans une production Cannon des années 80 ou 90 avec ses personnages très primaires ou caricaturaux. Comme le père de famille (Leland Orser) alcoolique notoire ou son jeune fils Luke (Brendan Meyer) souffre-douleur à l’école. Seule sa sœur, Anna (Maika Monroe que l’on avait découverte dans It Follows) semble s’interroger sur l’attitude et les origines de cet étrange invité. D’autant plus que les morts s’accumulent autour de la petite communauté sans que l’on ne sache trop pourquoi. Avec son look et sa bande-son rétro, très synthé New-age, on a du mal à situer le film dans le temps malgré la présence de téléphones portables.

En fait, c’est à la fois la force et la faiblesse du film. Le scénario toussote par moments pour rendre crédible les situations et les personnages. Certaines scènes n’apportent pas grand-chose à l’histoire comme celle de la soirée où notre beau-gosse couche avec la copine d’Anna. Idem pour les meurtres qu’on ne voit pas toujours mais qui apparaissent en background alors que l’on sait très bien qui a fait le coup. Mais, en même temps, il y a une forme de bazar et de folie organisés qui donnent une sorte de charme suranné à The Guest. A tel point que les clins d’œil référentiels sont réjouissants comme la scène dans le bar qui nous renvoie directement au testostéroné Road House, ou cette ambiance de giallo lors des meurtres en caméra subjective.

Un mélange iconoclaste changeant encore de face avec la deuxième partie du film qui vire au thriller pétaradant où des militaires investissent les lieux à la recherche de David, avec à leur tête Lance Reddick (le chef black de la série Fringe). Des soldats débarquant comme une kalachnikov sur la soupe et accueillis comme il se doit par une salade de bastos comme dans un bon vieux actionner de nos chères années. Le personnage de David passe alors en mode combat à l’allure presque robotique, notamment dans la scène de la poursuite en voiture faisant fortement penser à un succédané de Terminator II et de son personnage de Robert T-1000 Patrick.

Malgré quelques défauts de rythme et de scènes bourrines un peu Over the top, The Guest tient la route comme une bonne petite série B des 80’s avec son personnage de psychopathe réglant son compte à ceux qui cherchent des noises à sa famille d’adoption, ses morceaux de bravoure sanglants et bien menés et un climax de film d’épouvante très réussi que n’auraient pas renié les pontes Monahem Golan et Yoran Globus.

 

NOTE : 4 / 6

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Commentaires: 6
  • #1

    Rigs Mordo (jeudi, 21 janvier 2016 20:49)

    A te lire, ça devrait bien me brancher, on en avait causé d'ailleurs! Donc vendu, j'essayerai de me faire cette série B! Bonne chro mon ami!

  • #2

    Roggy (jeudi, 21 janvier 2016 20:54)

    Merci mon cher Rigs et je suis certain que tu apprécieras le film et que tu en tireras une belle chro comme tu as le secret.

  • #3

    Alice In Oliver (vendredi, 22 janvier 2016 08:10)

    Par le réalisateur de You're next... Ca a le mérite de calmer les ardeurs malgré une critique assez enthousiaste

  • #4

    Roggy (vendredi, 22 janvier 2016 09:04)

    Je comprends ton ressenti mais le film, malgré ses défauts, est une série B assez agréable à suivre.

  • #5

    princécranoir (dimanche, 24 janvier 2016 21:17)

    Bon eh bien ce n'est pas l'enthousiasme débridé mais j'ai l'impression qu'on est dans la demi-teinte de "you're next", une série B correctement filmée mais assez faiblarde sur plusieurs points. Allez, pourquoi pas alors, si l'occasion se présente.

  • #6

    Roggy (lundi, 25 janvier 2016 17:03)

    Certes le film a des défauts, mais il a beaucoup de qualités et s'avère une série B décomplexée et divertissante dans l'ensemble.