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EVA

 

GENRE : Eva lève-toi

REALISATEUR : Kike Maillo

ANNEE : 2011

PAYS : Espagne/France

BUDGET : 7 000 000 €

ACTEURS PRINCIPAUX : Daniel Brühl, Marta Etura, Lluis Homar...

  

RESUME : En 2041 Alex, un ingénieur en robotique, revient à l'université de Santa Irene dans le but de créer un robot enfant. Il y retrouve dix ans après son frère David et son épouse Lana et découvre sa nièce Eva, née durant son absence, qu'il prend pour modèle pour son projet…

  

MON HUMBLE AVIS : 

A l’instar du merveilleux Insensibles, il semblerait que les co-productions franco-espagnoles soient une solution pour réaliser de grands films. En effet, doté d’un budget tout juste correct au vu des nombreux effets spéciaux, Eva se démarque par son originalité et sa mise en scène toute en douceur.

La 1ère réussite du film est de nous faire croire à ce monde où les robots sont omniprésents dans la société, au point que certains, comme le personnage de Max, sont des reproductions humaines plus vraies que nature. Un monde où la technologie permet aux étudiants de travailler dans des conditions exceptionnelles (!?!) afin de produire de nouveaux robots dévolus à diverses tâches.

La deuxième prouesse concerne les effets visuels en tout point magnifiques. Ils apportent au récit une dimension à la fois réaliste et lyrique en se fondant dans l’intrigue. Daniel Brühl, encore une fois parfait, explore les mondes virtuels à la manière d’un Tom Cruise dans Minority Report. Il navigue au milieu d’une technologie de haut vol, contrebalancée par une magie assez simple de structures qui s’emboîtent faisant penser à des jouets en bois et en métal, comme le robot d’ Hugo Cabret de Martin Scorcese.

Enfin, le réalisateur parvient à construire une histoire d’amour et d’amitié avec ce charme suranné des comédies dramatiques des années 70. Les effets spéciaux n’étant qu’un prétexte à étaler les sentiments entre les êtres humains et les robots.

Le seul bémol concernerait la dernière bobine, au moment de la révélation finale, qui, me semble-t-il, aurait pu être plus exploitée pour aller plus loin dans la réflexion sur la relation entre l’homme et la machine. 

En effet, le film nous interroge sur l’origine et le lendemain des créations robotiques. Peut-on avoir le même rapport, la même sensibilité avec un humain ou avec un robot ? Le personnage d’Eva pose la question de savoir pourquoi l’homme cherche à créer des robots si perfectionnés pour qu’ils ressemblent aux humains. Que cherche-t-il dans son désir de donner des sentiments et donc une âme à son robot ?

Dans le film, l’approche du robot est différente de celle que l’on voit habituellement, puisque les chercheurs optent pour un enfant comme modèle. C’est-à-dire, un robot spontané, capable de penser par lui-même et d’avoir des réactions inattendues (le chat du héros en est le symbole, qualifié de "robot libre").

A la frontière du mythe de Frankenstein et du film A.I de Speilberg, Eva est une réussite formelle, portée par des acteurs de qualité et des effets visuels étonnants de beauté et d’insertion dans le paysage. C’est aussi une réflexion philosophique sur la place de l’homme et de la technologie qui aurait méritée un plus grand développement  pour amener l’œuvre vers les sommets de la cinémathographie.

  

NOTE : 5 / 6

 

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