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EMELIE


GENRE : La babysitter est folle

REALISATEUR : Michael Thelin

ANNEE : 2015

PAYS : USA

BUDGET : ?

ACTEURS PRINCIPAUX : Sarah Bolger, Carly Adams, Thomas Bair...


RESUME : Alors que les parents voulaient fêter tranquillement leur anniversaire de mariage en confiant les enfants à la babysitter habituelle, celle-ci se décommande à la dernière minute. Miraculeusement, Anna, sa remplaçante, vient à la rescousse. Tout de suite adoptée par les trois chérubins, la jeune fille n’est pourtant pas ce qu’elle prétend...


MON HUMBLE AVIS

La figure de la baby-sitter tordue du ciboulot a déjà fait l'objet de quelques films. On se souvient de l'inquiétante Rébecca de Mornay dans La main sur le berceau de Curtis Hanson ou encore The Nurse de William Friedkin. Emelie aurait pu constituer une nouvelle déclinaison du genre, or le film s'avère bien plat pour un sujet au potentiel important.

Michael Thelin, dont c'est ici le premier long-métrage, prend le temps d'installer ses personnages, de nous présenter les trois enfants et le couple qui laissera en pâture la phratrie à la nounou pas comme les autres. Une babysitter qui prend les traits de la troublante Sarah Bolger (vue récemment dans The lazarus effect). L'unique point positif du film. Parce que pour le reste, Emelie enfile les poncifs comme les enfants les perles par une après-midi pluvieuse dans un centre aéré (enfin, avant l'ère électronique...). On sait très bien qu'elle est méchante, alors elle va le prouver en les laissant tout faire, en nourrissant le serpent avec un hamster vivant, en faisan pipi devant eux et leur montrant la sex-tape de papa dans maman (Et merde, du hors-champs...).

Le problème du film est qu'il reste très propre sur lui, balisé par un scénario qui rejoue la carte du home-invasion de l'intérieur, et dont les rebondissements sont si prévisibles qu'ils n'ont plus aucun intérêt. On a même droit au flashback de circonstance censé légitimer le trauma de la babysitter parce qu'au fond c'est pas sa faute à notre Lolita psychotique. Sans compter les incohérences (mais qu'est-ce qu'elle attend pour se barrer avec le gosse ?) pour étirer le film qui ne sera jamais transgressif ou effrayant. A peine un spin-off de Maman, j'ai raté l'avion quand l'aîné décidera de se rebeller (on préfèrera The Children et ses enfants bien plus coriaces).

De facture classique, Emelie est un thriller domestique bien trop jalonné et léthargique pour apporter sa pierre à l'édifice de la gardienne de mioches maléfique.


Note : 3- / 6

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