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ELEVEN (11:11:11)


GENRE : Le jour du vide

REALISATEUR : Darren Lynn Bouseman

ANNEE : 2011

PAYS : USA/Espagne

BUDGET : ?

ACTEURS PRINCIPAUX : Timothy Gibbs, Michael Landes, Wendy Glenn...


RESUME : Une organisation focalisée sur la récurrence des nombres 11:11 autour de nous prédit que la dernière des 11 portes du paradis s'ouvrira pour 49 minutes le 11 novembre 2011.


MON HUMBLE AVIS

Un peu avant que Roland Emmerich ne déverse son apocalypse américano-inca dans son désormais mémorable 2012, Darren Lynn Bouseman avait coché le mois de novembre 2011 en recevant le calendrier des PTT (ou des pompiers). Non pas que l’auteur de quelques Saw, de Repo, the genetic opera et de Mother’s day ait décidé de commémorer le 11 novembre devant le monument aux morts de sa ville, en faisant surgir de terre les poilus de la grande guerre à l’image des zombies du clip de Thriller (en même temps, ça pourrait être une bonne idée de script...), mais en réalisant un film sur la date fatidique du 11 novembre 2011.

Aurait-il reçu un appel d’Elisabeth Tessier ou de notre Paco Rabanne national ayant prédit la chute de la station Mir en plein Gers (!?!) Nul ne le sait. En revanche, on imagine bien que l’homme-caca (je sais, c’est pas génial comme traduction) a vu l’opportunité de faire flipper son monde en décrétant que ce jour-là, la conjonction des nombres et des planètes entrouvriraient la porte des enfers. Après tout, pourquoi pas, on a vu pire comme point de départ. Le problème principal de Eleven est qu’il ne se passe quasiment rien pendant les trois-quart du métrage. Le scénario ne développe jamais la moindre idée intéressante et reste cantonné à des poncifs comme dans un téléfilm allemand de fin d’après-midi dominicale.

Certes, on voyage en Espagne avec Joseph (Timothy Gibbs, aperçu dans Witchboard 2 avec ses faux airs de George Clooney) qui retrouve son frère religieux reclus dans son fauteuil roulant (Michael Landes vu dans Destination finale 2) et son père paralytique mais pas avare en paroles énigmatiques. Pour gonfler son récit et donner un aspect inquiétant comme dans La malédiction, Darren Lynn Bouseman parsème son film d’images sporadiques de démons apparaissant sur des caméras de surveillance. Ce qui a le mérite de sortir le spectateur de sa torpeur noctambule, mais l’effet escompté ne dure qu’un instant. Autre point négatif de Eleven, il est très bavard, comme un mec bourré qui déblatère des considérations religieuses à un lampadaire à 4 heures du matin. On ne comprend rien et on a envie de s’éloigner pour éviter qu’il nous vomisse sur les chaussures. Le scénario enfonce donc les portes ouvertes de l’enfer à coups de regards perplexes, de jumps scares faciles et de discussions redondantes.

Il faut vraiment attendre la dernière séquence pour que l’action démarre enfin. Les meubles bougent, les objets volent et l’armée démoniaque pointe le bout de sa queue lors d’une ultime scène pluvieuse et sanglante très proche d’une série B des 80’s. Mais, c’est trop tard et malgré les twists qui s’enchaînent, le carnet de bal reste vide et la danse s’achève sans que Darren ait pu conclure.


NOTE : 2/ 6

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Commentaires: 7
  • #1

    Rigs Mordo (mercredi, 24 juin 2015 19:34)

    Super chro encore, qui m'est bien utile puisque je sais que je peux sauter ce film. Le DVD, qui a une belle cover, me faisait envie quand je passais devant, je sais désormais que je peux passer à côté... Bousman, c'est surtout Mother's Day, jusqu'à présent, donc...

  • #2

    Roggy (mercredi, 24 juin 2015 20:14)

    Moi aussi j'avais bien aimé "Mother's day". C'est certainement pour l'instant son meilleur film à mon avis. Il me semble que tu peux vraiment garder ton argent pour un bon bis italien. Même si tu le trouves gratuit, revends-le :)

  • #3

    Alice In Oliver (jeudi, 25 juin 2015 11:44)

    Je me souviens que j'avais bien apprécié Mother's Day, mais le réal est capable du pire. On se souvient de Saw 2, 3 et 4

  • #4

    Roggy (jeudi, 25 juin 2015 19:05)

    On est d'accord. J'avais aussi bien aimé "Mother's day" mais là, il passe à côté de son sujet dans ce film pompeux et, disons-le tout net, chiant...

  • #5

    Alice In Oliver (jeudi, 25 juin 2015 20:19)

    Je m'en dispenserai alors... Dommage je pensais que Bouseman proposerait des films plus intéressants avec son départ de la saga Saw

  • #6

    Plume / Dreampunk (mardi, 30 juin 2015 19:08)

    Ah celui-là... J'avais commencé à en faire la chronique à l'époque de sa sortie (le 11/11/11, justement le voulais faire "in") et j'ai abandonné tellement c'était de la merde. Comme tu dis c'est long, bavard et super naze. Mais surtout, ça prend les athées pour des gros cons et j'ai trouvé ça franchement insultant.
    Donc Fuck this movie.

  • #7

    Roggy (mardi, 30 juin 2015 20:08)

    Un film obsolète dès le 12 novembre 2011. C'est vraiment la loose... et en même temps on ne peut pas dire que le sieur Bouseman se soit forcé sur le scénario.