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LA COLERE DES TITANS

 

(WRATH OF THE TITANS)

 

GENRE : la colère du spectateur

REALISATEUR : Jonathan Liebesman

ANNEE : 2012

PAYS : USA

BUDGET : 150 000 000 $

ACTEURS PRINCIPAUX : Sam Worthington, Liam Neeson, Ralph Fiennes...

 

RESUME : Dix ans après avoir vaincu le monstre Kraken, au terme d'une bataille héroïque, Persée, demi-dieu et fils de Zeus, tente de mener une vie paisible dans un village où il est pêcheur et s'occupe, seul, de son fils Hélius. Mais Persée ne se doute pas que les dieux se sont engagés dans une lutte de pouvoir qui menace son existence tranquille. Affaiblis par le manque de dévotion des hommes, les dieux risquent bien de perdre leur immortalité et de ne plus pouvoir garder le contrôle sur leurs redoutables prisonniers, les Titans, et leur chef cruel, Kronos, père de Zeus, de Hadès et de Poséidon : les trois frères ont détrôné leur père depuis longtemps et l'ont envoyé croupir au plus profond du Tartare, donjon situé dans les entrailles des Enfers.

  

MON HUMBLE AVIS :

Suite du peu glorieux remake du Choc des titans, cette "colère" est conçue dans la veine de son prédécesseur. S’appuyant sur des effets spéciaux de bonne qualité, le réalisateur distille un spectacle qui laisse la part belle aux scènes d’action. Réalisé pour la 3D, le film multiplie les moments de bravoure, notamment dans les airs, grâce au cheval-ailé Pégase. Mais, ce déluge de CGI se fait au détriment de toute émotion.

En effet, Sam Worthington est un Persée (un acteur?) sans charisme, comme dans Avatar. En fait, il est meilleur quand il joue un robot comme dans le reboot de Terminator (Schwarzy’s style). Au sein du casting, seul Liam Neeson possède la carrure imposante et barbue d’un dieu, en l’occurrence Zeus.

Cette relecture moderne de la mythologie grecque ne possède en tout cas pas le charme, certes désuet, des productions des années 60-70 avec les effets visuels de Ray Harryhausen. Elle se permet même quelques fautes de goût, comme au début du film où une plaque funéraire en l’honneur de la femme de Persée est écrite en anglais !

Si l’entame est plutôt agréable (apparition du 1er monstre dans le village, exploration de l’île et confrontation avec les cyclopes), la suite se délite progressivement dans un final un peu grand-guignolesque.

Ainsi, à partir du moment où les héros pénètrent dans les enfers, le rythme s’accélère comme s’il fallait conclure au plus vite. Du coup, il y a quelques ellipses. Personne (à part les scénaristes) ne sait comment ils se dégagent du labyrinthe et rejoignent Zeus
dans l’antre d’Hadès ? Et comment ils ressortent d’on ne sait où, portant un Zeus dans un sale état, comme un vulgaire humain.

Jonathan Liebesman, en faisant des Dieux les personnages principaux, ne rend pas service au récit. En effet, sa personnification des dieux est obsolète. Ils ressemblent à des humains, se battent à coups de poings et non pas de réels pouvoirs.

La fin du métrage se finit un peu en queue de boudin, entre un Chronos tout droit sorti d’une console de jeux (non de Zeus qu’il est laid !), un affrontement de lutteurs mexicains entre Persée et Arès, et une bataille finale qui laisse sur sa faim.

Je crois que la franchise n’est pas terminée, au regard de la dernière scène, mais surtout parce que le film a rapporté plus d’argent qu’il n’en a coûté...

  

NOTE : 3- / 6

 

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